Articles de la catégorie : Redistribution des richesses

Les nouveaux pauvres

pauvretéRetraités, salariés, étudiants, petits patrons en faillite, ouvriers au chômage technique... ce sont les "nouveaux "pauvres qu'on voit de plus en plus fréquenter les associations de lutte contre la pauvreté.
Il y a déjà 7,9 millions de personnes pauvres en France (données 2006), dont le niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie médian.
Le taux de pauvreté (13,2 % en 2006) monte depuis 2004, alors comme cibles: les familles monoparentales (30% d'entre elles) ; les couples ayant 3 enfants ou plus (20 %) ainsi que les personnes seules (16,7 %).
Par tranche d'âge, la pauvreté atteint les 18-24 ans(à cause des difficultés d'insertion sur le marché du travail et de la non éligibilité au revenu minimum d'insertion (RMI)).
"Entre les années 70 et aujourd'hui, le taux de pauvreté des plus de 60 ans a été divisé par deux, tandis que celui des 20-30 ans a, lui, été multiplié par deux"
, précise le rapporteur général du Grenelle de l'insertion. Pendant longtemps, la pauvreté était liée à l'inactivité (personnes âgées ou handicapées, mères de famille seules).
Maintenant la pauvreté concerne aussi les salariés. Selon  l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, la France compte 1,7 million de travailleurs pauvres (travailleurs appartenant à un ménage pauvre), soit 7 % des actifs.

Si le RSA encourage indirectement les entreprises à développer ce système (compensation du "manque à gagner" par le RSA), alors il y a fort à parier que le nombre de pauvres augmentera, du moins tant qu'on ne changera pas la définition pour faire mieux dans les statistiques ...

Le froid attire l' attention sur les SDF

sdfIl faut malheureusement la mort par le froid pour que la question des SDF se retrouve une fois de plus dans l'actualité. Encore 2 morts hier par le froid et donc un total de 360 SDF morts en 2008 !
Tandis que Mme Boutin, le SAMU Social et les Don Quichotte s'agitent médiatiquement, les SDF meurent tout au long de l'année, n'intéressant le monde que lorsqu'il fait froid et que les médias n'ont pas autre chose à penser, d'autant plus que la période des fêtes de fin d'année est propice aux petites pensées morales pour être tranquille quand il fait chaud.
360 morts et des milliers de malades, blessés, faibles qui auraient pu être sauvés par une infime partie de ce qui a été débloqué à la première alerte pour les banques ou par une toute petite partie de ce qui a été donné aux déjà riches par le bouclier fiscal.
360 morts et des milliers de malades, blessés, faibles dont le sort aurait été amélioré par le prix d'une cafetière dans un jet privé ...

La crise devient sociale

riches et pauvresLa crise financière ne s'arrêtera pas à Wall Street, mais descendra aussi dans la rue, alerte le Bureau international du travail (BIT).
Le BIT considère que le nombre de chômeurs dans le monde où l'on peut le mesurer ..  risque d'augmenter de 20 millions, passant  à 210 millions fin 2009.
Ce record du nombre de chômeurs, calculé à partir de données de l'ONU et du Fonds monétaire international , pourrait ensuite s'aggraver en fonction de l'impact de la crise sur l'économie réelle.
Le directeur général du BIT prédit une crise sociale sévère, longue et globale et réclame un plan de sauvetage concentré sur l' économie réelle et les questions sociales.
Les plus vulnérables seront les plus affectés par la crise. Le nombre de «travailleurs pauvres» qui vivent avec moins de un dollar par jour pourrait croître de 40 millions tandis que celui des personnes gagnant moins de deux dollars pourrait augmenter de 100 millions entre 2007 et 2009.
Redonner sa place à l'économie réelle
Il estime que «l'impact» de la crise financière sera de toute façon «mondial». Parmi les secteurs les plus touchés : le bâtiment, la finance, les services, la construction et le tourisme. Seuls «les pays qui exportent peu» devraient moins souffrir.
Le directeur du BIT, Juan Somavia, souhaite que la question du travail décent, promue par son organisation, soit au coeur des discussions sur la refonte du système financier international. 
La crise doit être saisie comme une «opportunité» de rééquilibrer la mondialisation demande Juan Somavia. Selon lui, le «niveau des profits notamment du secteur financier était devenu si élevé que les banques préféraient la finance au soutien des entreprises créatrices d'emploi et il faut que le système financier revienne à sa vocation initiale ..
Encore des voeux pieux ....

10 milliards pour les banques et toujours rien pour les pauvres

10 milliards pour les banquesLe gouvernement vient d'injecter (c'est le terme en vogue pour faire médical)  plus de 10 milliards dans les banques ! On ne reviendra pas sur la pirouette financière dangereuse qui fait apparaître tous ces milliards .. Remarquons au passage que la BNP a acheté Fortis 15 milliards d'euros donc ne semble pas en manquer alors que pourtant, la BNP vient de recevoir 2,5 milliards parmi les milliards distribués.
En même temps et alors que le nombre de pauvres explose dans notre pays (quelle que soit la définition), toujours rien n'est fait pour permettre à ceux-ci de vivre et parfois même de survivre. AU contraire, certains des pauvres de France vont même en payant des taxes, PAYER UNE PARTIE DES MILLIARDS DONNES AUX BANQUES !!
La France est de plus en plus gérée comme une société commerciale qui ne prend pas en compte les plus faibles.
La France est-elle encore une nation , un état ? ou simplement une entité économique parmi d'autres ?

Comment définir la pauvreté ?

definition pauvreLa mesure de la pauvreté nécessite de la part de l'administration une "estimation" du seuil à partir duquel on est pauvre. Pour l'instant, un pauvre, c'est quelqu'un qui gagne 50% du revenu médian.
Le gouvernement veut instaurer une nouvelle "définition" de la pauvreté mais celle-ci fait polémique car elle ferait automatiquement baisser le nom de pauvres en France (8 millions soit 13% de la population aux dernières estimations !).
Cette mesure peut elle être faite alors même qu'avec par exemple le SMIC, on a du mal à vivre à Paris alors qu'on peut vivre normalement dans certaines provinces ?
Plutôt que de vouloir définir la pauvreté économique, le mieux ne serait-il pas de concentrer ses efforts sur la redistribution optimale des subsides de l'état réservés aux pauvres ? Ne pas forcément + redistribuer mais mieux (puisque ceci n'est pas le cas actuellement).


8 millions de pauvres en France

8 millions de pauvres en FranceSelon les derniers chiffres, la France compterait jusqu'à 8 millions de pauvres , soit 13 % de la population !
Un "pauvre" est quelqu'un dont les "revenus" sont inférieurs à 681 euros (seuil à 50 % du revenu median) ou 817 euros (seuil à 60 %).
Pour un couple avec deux enfants de plus de 14 ans, le seuil est de 1.703 euros (seuil 50 %) ou de 2.043 euros (seuil 60 %).
On peut discuter sur ce niveau car ce revenu rend clochard à Paris et permet de vivre dans certaines provinces mais ce qu'il faut noter, c'est que les derniers chiffres montrent une augmentation du nombre de "pauvres" ainsi définis, en France.
La pauvreté change de visage, en frappant davantage les jeunes, les familles monoparentales, une partie des salariés les plus précaires et les chômeurs mal indemnisés ajoute l'observatoire des inégalités qui a mené une enquête récente sur la pauvreté.
Et ce ne sont pas les subsides sociaux de l'état qui vont aider à résoudre ce problème puisque la part donnée aux pauvres est INFERIEURE au pourcentage de pauvres dans la population

Blog action day 2008 : la pauvreté

Agri Bio Info relaie une initiative le 15 Octobre:  Blog action day 2008 : la pauvreté
(2 jours avant la journée de l' UNESCO pour l'élimination de la pauvreté)
En savoir, plus s'inscrire, participer ?
Vidéo de présentation:

A qui profite le bouclier fiscal ?

bouclier fiscalLe fameux bouclier fiscal, première mesure économique de Nicolas Sarkozy quand il fut élu, est-il quelque chose qui a relancé l'économie, qui a aidé les ménages modestes ou qui a enrichi les plus riches ?
Didier Migaud, président de la commission des finances de l'Assemblée Nationale (et député socialiste) a tiré quelques conclusions sur la base d'un document du ministère des finances:












Au titre 2007, l' Etat a remboursé plus de 246 millions d'euros dans le cadre du mécanisme du "bouclier fiscal" à 15.066 contribuables (source: ministère du budget)
Les restitutions offertes aux 671 ménages disposant d'un patrimoine supérieur à 15,5 millions d'euros (soit 77 fois le patrimoine moyen de 195.000 euros, représentent 155,6 millions d'euros) représentent 66% du coût total du bouclier en 2007 (155,6 millions !!)
Les 10% des Français les plus aisés en termes de revenus bénéficient de 83% des remboursements liés au bouclier fiscal (Il s'agit de 2.242 Français disposant de revenus fiscaux supérieurs à 41.982 euros (...), le montant total des restitutions qui leur sont faites atteignant près de 190 millions d'euros  )
En croisant ces deux critères, on trouve que parmi les 10% des ménages disposant des revenus les plus aisés, ceux dotés d'un patrimoine de plus de 15,53 millions d'euros bénéficieront d'une restitution moyenne de 233.850 euros
Le bouclier fiscal ? Encore un bel exemple du modèle antisocial français

Le gouvernement peine à trouver de l' argent pour les pauvres mais pas pour les banques

pauvreQue d'atermoiements pour trouver de quoi financer le RSA !
Que de difficultés pour trouver 1,5 milliard ! En revanche, 3 milliards par ci pour les banques, quelques milliards pour Dexia et puis 20 milliards aujourd'hui pour soutenir les prêts aux PME se trouvent TRES FACILEMENT.
Mais ce ne sont pas les mêmes budgets direz-vous ....
Mais cela ne gêne pas le gouvernement quand il se dit par exemple prêt à détourner l'argent du livret A vers d'autres projets que la construction de logements sociaux ou quand l'argent prévu pour les retraites est dilapidé ailleurs.
Il est vrai que les banquiers et les patrons ont plus de représentativité auprès du gouvernement que les pauvres.. Pourtant 1 homme = 1 voix en théorie .. dans la république ...

RSA: Revenu Sans Argent ?

revenu solidarite activeAlors qu'une campagne médiatique gouvernementale vante les mérites du RSA et de sa généralisation, les essais du Revenu de Solidarité Active ne donnent pas d'indication sur son financement; Le RSA sera-t-il le Revenu Sans Argent ?.
Le principe fondateur du RSA est  de cumuler de faibles revenus du travail avec une allocation de solidarité.
Il s'adresse donc a priori aux pauvres avec l'idée de mettre ceux-ci dans le marché du travail afin qu'ils soient intégrés dans une vie sociale pour les insérer dans la nation.
L'expérimentation du RSA a lieu notamment en Ille et Vilaine depuis janvier et le président du conseil général trouve que c'est une bonne idée à condition qu'on y mette de l'argent  or le mode de financement du RSA n'est pas encore très clair.
Il se peut même que celui-ci soit financé par les pauvres eux-mêmes !
Jean-Louis Tourenne, le président du conseil général d'Ille-et-Vilaine pense qu' il s'agit d'un "formidable marché de dupes". "L'Etat laisse le soin aux pauvres de financer une réforme pour les pauvres: il va récupérer la prime de Noël, une partie des droits connexes qui étaient liés à la perception du RMI (exonération de la taxe d'habitation, de la redevance audiovisuelle...), la prime de retour à l'emploi et une partie des fonds alloués à la prime pour l'emploi".
Le socialiste critique également le "transfert de nouvelles charges aux départements".
Le RSA sera-t-il un nouvel exemple du modèle antisocial français ?

La sécurité sociale de plus en plus financée par les ménages

protection socialeLa protection sociale en France a été construite sur le principe que les prestations sociales correspondent au remplacement des revenus d'activité ou à leur prolongement... revenus sur lesquels, les prélèvements sociaux sont assis.
En clair, ce sont les entreprises qui finançaient les prestations sociales. En 1990, leur part dans le financement des prestations sociales était de 80%.
Depuis, les choses ont bien changé. Une étude récente de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) indique que les ménages financent  de plus en plus eux-mêmes les prestations sociales, notamment par le biais de la CSG.
Actuellement les ménages assurent 40% du financement de la protection sociale, les entreprises en financent 36% et les employeurs publics 24%.
En 1990, les entreprises finançaient 42% de la protection sociale et les ménages 31%.
Quand on regarde en détail, les ménages contribuent surtout au financement de la branche maladie (55% du financement), des risques maternité (50%) et de la branche vieillesse (41%).
Cette évolution montre à quel point le principe de REPARTITION est de moins en moins réel. C'est le modèle du chacun pour soi et de l'assurance privée qui gagne du terrain.
Après être passé dans les esprits (qui, en 2008, ne dit pas qu'il cotise POUR LUI-MEME ???), le "chacun pour soi" est passé dans les comptes, conséquence logique de la politique qui a consisté (et qui atteint son apogée depuis mai 2007) à désigner des boucs émissaires pour expliquer les pertes de l'assurance maladie (et même de la dette publique).
La notion même de nation et de pays est en danger puisque cette logique du chacun pour soi ne prend pas en compte les faibles et notamment les pauvres, alors même que les chiffres montrent que ce qui est leur donné est inférieur à leur poids dans la population !!

La loi SRU menacée par les maisons à 15 euros

sru maison 15 eurosLe principal effet de la loi des maisons à 15 euros (une énième manipulation de comm de l'actuel gouvernement car personne ne parle des années d'endettement du système -environ 40 en comptant la maison et le terrain et personne ne semble d'ailleurs réaliser que le système mis en place ressemble curieusement à celui qui a déclenché la crise des subprimes aux USA) sera de menacer un peu plus la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) qui prévoit que les communes construisent au minimum 20% de logements locatifs sociaux.
On sait bien que les membres de l'actuel gouvernement dont le premier, Nicolas Sarkozy, n'ont JAMAIS respecté cette loi lorsqu'ils étaient ou alors qu'ils sont encore, maires.
De là à supprimer de fait cette loi qui avait le mérite d'exister et donc de pointer du doigt ceux qui veulent exclure les pauvres et les parquer , il y avait une marge que le gouvernement vient de rayer.
En effet, l'accession sociale à la propriété, notamment par cette fumeuse chose à 15 euros, COMPTERA dans les 20% de la loi SRU. Cela permettra donc concrètement aux maires de ne plus construire du tout de logements sociaux si ils le souhaitent..
De plus cette nouvelle loi change quelque chose d'important dans le logement social: les locataires "les plus aisés" n'auront plus droit qu'à un bail de 3 ans et ne pourront plus rester aussi longtemps qu'ils le voulaient dans l'appartement, comme jusqu'alors.

HLM: le trésor des logements sociaux

logement socialLes HLM sont à la base des logements sociaux. La France dépense plus en crédits publics pour le logement social que tous les autres pays européens (2,2% du PIB).
La part des logements sociaux par rapport à l'ensemble des logements, en France, est 2 fois plus élevée qu'en Allemagne, 5 fois plus qu'aux Pays-Bas et 14 fois plus qu'en Espagne. La moitié des logements sociaux sont des "barres" et 9% de ces logements sont vides.
Les loyers des HLM sont bas car la TVA qui leur est appliquée est de 5,5%. De plus les organismes de HLM ne paient pas de taxe foncières pendant 15 ans, ni de droits de mutations ni d'impôts sur les bénéfices !
 Les terrains sont fournis à bas prix et parfois même gratuitement et la Caisse des dépôts prêt de l'argent à taux préférentiel.
Tous ces avantages ne financent pas le logement social mais plutôt les frais de fonctionnement, qui sont très élevés dans ces organismes dont les effectifs sont énormes en regard de la nécessité ou de l'équivalent dans le "privé".
Beaucoup d'élus considèrent que l'attribution de logements sociaux est une partie de leurs privilèges. cela empêche donc la fluidité nécessaire à l'attribution aux plus pauvres en France.
On apprend aussi en ce moment que la trésorerie des sociétés HLM atteint 11 milliards d'euros !! Pourtant, ces sociétés n'ont pas vocation à avoir une trésorerie pléthorique puisque dans l'esprit, cet argent doit servir à financer des constructions ou des rénovations et non s'entasser dans aucun but précis.
la Ministre du logement et de la ville Christine Boutin veut taxer certaines sociétés de HLM pour les obliger à construire mais cela n'aidera pas les pauvres.
En effet, les zones de paupérisation sont rarement situées dans les endroits où les organismes de HLM font des bénéfices financiers.
L'état si interventionniste de Mr Sarkozy pourrait facilement centraliser la gestion des surplus financiers et ainsi permettre à ceux qui en ont besoin d'avoir plus de moyens (comme le proposent certaines socialistes par ailleurs). Encore faudrait-il que les baronnies et interventions politiques locales soient ignorées ..

Le bon et gros gateau social

gateau socialLes administrations sociales n'attirent pas les meilleurs éléments du secteur public. Les premiers de l' ENA n'y vont pas. Les rapports qui leur sont consacrés concluent TOUJOURS que la formation et l'évaluation des personnels doivent être améliorées et rien n'est fait !
Une grande partie des 1.500.000 personnes qui travaillent dans le secteur social est ainsi peu motivée par la recherche de l'efficacité de leurs dépenses, la baisse de la pauvreté et la diminution des gaspillages et des fraudes.
Les salaires et pensions des personnes qui travaillent dans le "social" représentent environ 70 milliards d'euros par an, soit 12% des dépenses sociales !!
Le gateau social est bon !




1.500.000 salariés du secteur public social dont:

  • 300000 assistantes maternelles
  • 177000 éducateurs spécialisés
  • 40000 assistantes sociales
  • 140000 animateurs d'aide sociale
  • 74000 employés de l'Unedic, de l'ANPE, de l'AFPA, de l'AGIRC et de l'ARCO
  • 167000 employés de la sécurité sociale (CNAM: 106000, CNAF: 33000, CNAV: 14000, ACOSS: 14000)
  • 560000 salariés (380000 en équivalents plein temps) d'associations
Comment se fait-il qu'avec tout ce monde, les pauvres ne soient pas mieux traités en France ?

Les salaires de la fonction publique sont-ils plus élevés que les salaires du privé ?

pauvreteLe rapport sur les rémunérations publiques annexé au budget de l'état en 2005 indiquait qu'en 2002 (hé oui, pas de données plus récentes) les salaires mensuels moyens nets de prélèvements des employés et ouvriers du secteur privé étaient de 1287 euros contre 1506 euros pour ceux de la fonction publique de l'état, soit 17% de plus. Une grosse partie de la différence est due aux cotisations sociales, plus fortes pour les salariés du secteur privé: par exemple  40% de plus pour l'assurance maladie (de 9,7% à 13.55%) et presque le double pour les retraites (de 7.85% à 14.85%).
Pourtant les "pauvres" sont beaucoup plus nombreux dans le "privé".. La redistribution des richesses devrait donc compenser ceci mais ce n'est pas le cas...

Les avantages familiaux en danger

retraites pauvresLe Conseil d'orientation des retraites (COR) regarde les droits familiaux et conjugaux pour éventuellement les réduire.
Les droits familiaux et conjugaux (majoration de durée d'assurance par enfant, assurance vieillesse des mères au foyer, ...) sont en train d'être examinés par le Conseil d'orientation des retraites (COR). Actuellement, les mères de famille ont droit, via la sécurité sociale, à 2 années supplémentaires d'assurance pour chaque enfant élevé. Les mères de famille peuvent donc partir plus tôt à la retraite avec une retraite à taux plein.
Le COR réfléchit à attribuer ceci UNIQUEMENT dans le cas où il y aura eu cessation d'activité. La durée d'assurance validée serait liée  à la durée d'interruption.. .
Les hommes et les femmes seraient mis à égalité avec le nouveau système, ce qui aurait donc comme effet pervers d'inciter les gens à réduire leur activité alors que dans le même temps on communique sur l'augmentation .. (le "travailler + pour gagner + ??).
D'autres idées veulent relier la majoration de la durée d'assurance à l'accouchement ou d'accorder ceci au parent qui a validé le moins de trimestre (on imagine le sac de noeuds pour les familles décomposées et recomposées) ou de ne l'attribuer que pour le premier enfant (en pleine incohérence avec la politique familiale soi-disant voulue).
Autre idée encore des brillants cerveaux qui réfléchissent à tout ceci (et dont on peut être sûr qu'ils n'ont jamais passé de temps avec leurs enfants tout en ayant à travailler): une bonification de 10% de la pension des parents en cas de troisième enfant.
Bien entendu, tout ça se décidera en argumentant avec la "dette" mais sans que personne ne se penche sur les millions de familles pauvres à qui le système actuel permet de survivre à l'âge de la retraite...

Dépenses médicales : une charge différente selon qu'on est riche ou pauvre !

pauvreLes dépenses médicales restant à la charge des assurés sont de 6% de leurs revenus pour les ménages "pauvres" (en dehors de ceux qui ont la gratuité totale) et de 1.5%  de leurs revenus pour les ménages les plus aisés.
Etonnant non ? aurait dit Pierre Desproges.
Qui peut encore parler non pas de la justesse du modèle social français mais au moins de son égalité et donc de sa justice ?
Il est  fréquent d'entendre fustiger les pauvres comme responsables des déficits des dépenses sociales en France mais la réalité des chiffres montre implacablement que ce raisonnement est faux et que les pauvres reçoivent non seulement moins que ce que l'on croit mais même MOINS que les autres !!!

Obligations sociales des employeurs et injustice

Les cotisation sociales (employeurs et salariés étaient en 2007 les suivantes:
- pour un SMIC: salaire brut: 1280 euros (2007), salaire chargé: 1579 euros, salaire net: 957 euros donc des charges sociales de 390 euros, soit 40.8% du salaire net

- pour un salaire de 1.6 x SMIC: salaire brut: 2048 euros (2007), salaire chargé: 3030 euros, salaire net: 1560 euros et des charges sociales de 1470 euros, soit 94.2 % du salaire net

- pour un salaire  brut: 2773 euros , salaire chargé: 4173 euros, salaire net: 2102 euros et des charges sociales de 2071 euros, soit 98.5 % du salaire net !

- pour un salaire  brut: 22184 euros , salaire chargé: 31788 euros, salaire net: 18068 euros et des charges sociales de 13720 euros, soit 76 % du salaire net !

La France détient le record mo