Interviewée sur RTL, Roselyne Bachelot a oublié qu'elle était filmée et a eu un mouvement de tête d'agacement quand une journaliste lui a parlé des SDF. Roselyne Bachelot est-elle fatiguée d'entendre parler de ce problème ? Heureusement pour elle que l'hiver ne dure que le temps d'une saison ...
Retraités, salariés, étudiants, petits patrons en faillite, ouvriers au chômage technique... ce sont les "nouveaux "pauvres qu'on voit de plus en plus fréquenter les associations de lutte contre la pauvreté.
Il y a déjà 7,9 millions de personnes pauvres en France (données 2006), dont le niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie médian.
Le taux de pauvreté (13,2 % en 2006) monte depuis 2004, alors comme cibles: les familles monoparentales (30% d'entre elles) ; les couples ayant 3 enfants ou plus (20 %) ainsi que les personnes seules (16,7 %).
Par tranche d'âge, la pauvreté atteint les 18-24 ans(à cause des difficultés d'insertion sur le marché du travail et de la non éligibilité au revenu minimum d'insertion (RMI)).
"Entre les années 70 et aujourd'hui, le taux de pauvreté des plus de 60 ans a été divisé par deux, tandis que celui des 20-30 ans a, lui, été multiplié par deux", précise le rapporteur général du Grenelle de l'insertion. Pendant longtemps, la pauvreté était liée à l'inactivité (personnes âgées ou handicapées, mères de famille seules). Maintenant la pauvreté concerne aussi les salariés. Selon l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, la France compte 1,7 million de travailleurs pauvres (travailleurs appartenant à un ménage pauvre), soit 7 % des actifs.
Si le RSA encourage indirectement les entreprises à développer ce système (compensation du "manque à gagner" par le RSA), alors il y a fort à parier que le nombre de pauvres augmentera, du moins tant qu'on ne changera pas la définition pour faire mieux dans les statistiques ...
Il faut malheureusement la mort par le froid pour que la question des SDF se retrouve une fois de plus dans l'actualité. Encore 2 morts hier par le froid et donc un total de 360 SDF morts en 2008 !
Tandis que Mme Boutin, le SAMU Social et les Don Quichotte s'agitent médiatiquement, les SDF meurent tout au long de l'année, n'intéressant le monde que lorsqu'il fait froid et que les médias n'ont pas autre chose à penser, d'autant plus que la période des fêtes de fin d'année est propice aux petites pensées morales pour être tranquille quand il fait chaud. 360 morts et des milliers de malades, blessés, faibles qui auraient pu être sauvés par une infime partie de ce qui a été débloqué à la première alerte pour les banques ou par une toute petite partie de ce qui a été donné aux déjà riches par le bouclier fiscal.
360 morts et des milliers de malades, blessés, faibles dont le sort aurait été amélioré par le prix d'une cafetière dans un jet privé ...
La pauvreté et les SDF deviennent un sujet à la mode. M6 y consacre même une première partie de soirée avec son magazine d'investigation 66 minutes qui posait hier la question " Y’a-t-il un scandale des SDF en France ? "
Très intéressant, le site de l'émission 66 minutes donne des infos concrètes sur "comment aider les SDF":
De nombreuses associations viennent en aide aux SDF et chacune a des besoins différents. Il existe notamment Les enfants de Don Quichotte (www.lesenfantsdedonquichotte.com), La fondation Abbé Pierre (www.fondation-abbe-pierre.fr), ou Les Restos du Cœur (www.restosducoeur.org).
Si vous souhaitez vous engager personnellement et donner de votre temps en devenant bénévole, vous pouvez :
accueillir, informer et orienter les personnes mal logées, un jour par semaine (du mardi au vendredi et de 9h à 17h), à la permanence de l’Espace Solidarité Habitat de la Fondation Abbé Pierre. Contactez la fondation Abbé Pierre au 01 55 56 37 55.
devenir bénévole en fonction de vos disponibilités aux Restos du cœur. Vous pouvez consulter les annonces de recherches de bénévoles à cette adresse : www.restosducoeur.org/recherche_benevole.php
Si vous souhaitez donner du matériel, par exemple des vêtements en bon état, vous pouvez vous adresser aux Restos du Cœur (dons.materiel@restosducoeur.org).
Si vous êtes propriétaire d’un logement vacant, vous pouvez contacter les réseaux de location solidaires
en Ile de France, contactez l’association Habitat et Développement au 0 800 50 05 45 (numéro vert)
dans le Nord de la France, contactez les Toits de l’espoir au 03 21 52 16 26
Pour plus de renseignements, consultez le site internet d’Emmaüs : www.emmausagissons.fr
Si vous souhaitez donner de l’argent pour aider ces associations à financer leurs actions, vous pouvez contacter :
Les Enfants de Don Quichotte, 24 rue de Milan, 75 009 PARIS
Martin Hirsch est quelqu'un de très structuré. Martin Hirsch n'est pas un romantique ou un Don Quichotte et c'est donc sans grosse surprise qu'on apprend qu'outre le RSA il a un plan très établi pour lutter conttre la pauvreté.
On en apprend plus sur tout ceci et notamment 15 propositions concrètes que relit régulièrement Martin Hirsch après les avoir élaborées avec d'autres personnes.( via le post http://www.lepost.fr/article/2008/12/09/1351094_martin-hirsch-le-marche-de-la-pauvrete-il-y-en-a-que-cela-arrange.html )
L'école HEC a lancé une chaire Social Business / Entreprise et Pauvreté, co-présidée par le professeur Muhammad Yunus, économiste et entrepreneur bangladais, prix Nobel de la Paix et fondateur de la Grameen Bank au Bangladesh, également Professeur Honoris Causa d’HEC depuis 2005 et Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités Actives contre la pauvreté, ancien président d’Emmaüs France.
Une chaire à HEC a un certain prix; espérons que cet argent de Danone permettra comme le préconise la célèbre phrase d' "apprendre à pêcher" ou plutôt d' apprendre aux HEC à apprendre à pêcher aux pauvres.
En tenant compte des ayants droit, 2,3 millions de personnes sont dans le dispositif RMI, soit 3,7 % de la population française. Une preuve supplémentaire, si il en fallait encore .. de l'augmentation de la pauvreté en France. Créé à l'origine comme un dispositif exceptionnel pour gérer une minorité de gens, le RMi est devenu un système de masse . Le RMI est-il efficace ou n'est-il qu'un système transformant les pauvres en machines à consommer dans les hypermarchés et chez les profiteurs de pauvreté et permettant de bloquer des masses d'indigents au ban de la société, dans les banlieues ?
Le 19 décembre 2006, Nicolas Sarkozy affirmait que s’il était élu, plus personne ne dormirait sur le trottoir d’ici à 2 ans.
Dans moins d'un mois, on verra donc si Nicolas Sarkozy tient sa promesse surtout qu'il s'agit de vies humaines.
Le froid étant venu de manière soudaine et forte, il y a déjà des morts dans la rue. Les sommes nécessaires à Paris et dans les grandes villes (là où le problème est le plus grave) pour loger les SDF pendant l'hiver ne sont pas du tout importantes en rapport avec l'argent dépensé pour les banques ou donné à Tapie ou à TF1.
Le gouvernement trouvera-t-il aussi pour les pauvres ?
Le Secours catholique accueille de plus en plus de personnes de plus de 50 ans selon le rapport 2007 de l'association rendu public ce jeudi 13 novembre.
Le Secours catholique a aidé l'an dernier 1,4 million de personnes qui représentent 629.500 "situations familiales" de précarité. Il fixe le seuil de pauvreté 2007 à 910 euros net par mois pour une personne seule.
Le Secours catholique considère que la France compte 7 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté parmi lesquelles 2 millions d'enfants pauvres, dont un sur deux vit avec un parent seul. En 2007, 60% des familles rencontrées étaient des familles monoparentales et ce chiffre "n'a cessé d'augmenter ces dix dernières années".
Les chômeurs sont la catégorie la plus importante parmi les personnes accueillies, soit 42,6% en 2007.
L'étude 2007 confirme les constats des années précédentes sur les plus de 50 ans qui sont de plus en plus nombreux dans les accueils du Secours catholique. Entre 2006 et 2007, l'association a accueilli 1% de personnes en plus dans la tranche d'âge 50-59 ans et 0,8% parmi les 60 ans et plus alors que toutes les autres catégories d'âges sont en baisse.
Le gouvernement vient d'injecter (c'est le terme en vogue pour faire médical) plus de 10 milliards dans les banques ! On ne reviendra pas sur la pirouette financière dangereuse qui fait apparaître tous ces milliards .. Remarquons au passage que la BNP a acheté Fortis 15 milliards d'euros donc ne semble pas en manquer alors que pourtant, la BNP vient de recevoir 2,5 milliards parmi les milliards distribués.
En même temps et alors que le nombre de pauvres explose dans notre pays (quelle que soit la définition), toujours rien n'est fait pour permettre à ceux-ci de vivre et parfois même de survivre. AU contraire, certains des pauvres de France vont même en payant des taxes, PAYER UNE PARTIE DES MILLIARDS DONNES AUX BANQUES !!
La France est de plus en plus gérée comme une société commerciale qui ne prend pas en compte les plus faibles. La France est-elle encore une nation , un état ? ou simplement une entité économique parmi d'autres ?
Une grande amie des pauvres et miséreux, Soeur Emmanuelle, vient de mourir à 99 ans.
Née en Belgique en 1908 dans une famille aisée, Soeur Emmanuelle a toujours été au côté des pauvres en Europe et ailleurs depuis qu'elle était devenue religieuse en 1931.
En 1965, elle avait même choisi l'Egypte pour aider les miséreux en aidant à la construction d'écoles, de jardins d'enfants, de dispensaires et en construisant aussi des points pour le dialogue avec les juifs et les musulmans.
En 1980, cette petite femme très comparable à l' Abbée Pierre, avait fondé l'association Asmae-association Soeur Emmanuellequi aide des milliers d'enfants dans le monde de l'Egypte au Soudan, du Liban aux Philippines, de l'Inde au Burkina Faso. En 1993 à 85 ans sur ordre desa hiérarchie, Soeur Emmanuelle quitta l'Egypte et ses "amis les chiffonniers" pour prendre sa retraite en France. Soeur Emmanuelle était depuis en retraite dans la communauté de Notre-Dame de Sion dans le Var.
La mesure de la pauvreté nécessite de la part de l'administration une "estimation" du seuil à partir duquel on est pauvre. Pour l'instant, un pauvre, c'est quelqu'un qui gagne 50% du revenu médian. Le gouvernement veut instaurer une nouvelle "définition" de la pauvreté mais celle-ci fait polémique car elle ferait automatiquement baisser le nom de pauvres en France (8 millions soit 13% de la population aux dernières estimations !).
Cette mesure peut elle être faite alors même qu'avec par exemple le SMIC, on a du mal à vivre à Paris alors qu'on peut vivre normalement dans certaines provinces ?
Plutôt que de vouloir définir la pauvreté économique, le mieux ne serait-il pas de concentrer ses efforts sur la redistribution optimale des subsides de l'état réservés aux pauvres ? Ne pas forcément + redistribuer mais mieux (puisque ceci n'est pas le cas actuellement).
L' UNESCO organise une Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté le 17 Octobre. Ce genre de journée était réservé, si l'on peut parler ainsi, pour l'instant à d'autres pays que le notre. Cette année pourtant, cette Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté concernera aussi la France et certains de ses habitants.
Chaque année qui vient, la pauvreté concernera de plus en plus de français, victimes de la gestion calamiteuse de l'économie de leur pays.
Il devient de plus en plus dur de vouloir éliminer la pauvreté comme il devient de plus en plus dur de payer ne serait-ce que les intérêts de la dette contractée par des dirigeants insouciants.
Au sommet du Millénaire, les leaders mondiaux se sont engagés à réduire de moitié, pour l'année 2015, le nombre de personnes vivant en extrême pauvreté, soient les personnes dont le revenu est inférieur à un dollar par jour.
Aux sommets européens ou aux conseils des ministres, les leaders européens ou français s'engagent à réduire le nombre de sdf, de pauvres, de chômeurs ...
La mondialisation ne concerne visiblement pas seulement les échanges économiques gagnants mais on peut aussi parler de mondialisation en ce qui concerne la pauvreté. Si même les pays dits "riches" sont atteints par cette pandémie, qui pourra bientôt s'occuper de tous ces gens qui parfois n'ont même pas accès à l'eau potable ? Tout ce qui arrive n'est pas le fait d'extra-terrestres ou de conditions extérieurs à la planète que NOUS habitons...
Que d'atermoiements pour trouver de quoi financer le RSA !
Que de difficultés pour trouver 1,5 milliard ! En revanche, 3 milliards par ci pour les banques, quelques milliards pour Dexia et puis 20 milliards aujourd'hui pour soutenir les prêts aux PME se trouvent TRES FACILEMENT.
Mais ce ne sont pas les mêmes budgets direz-vous ....
Mais cela ne gêne pas le gouvernement quand il se dit par exemple prêt à détourner l'argent du livret A vers d'autres projets que la construction de logements sociaux ou quand l'argent prévu pour les retraites est dilapidé ailleurs.
Il est vrai que les banquiers et les patrons ont plus de représentativité auprès du gouvernement que les pauvres.. Pourtant 1 homme = 1 voix en théorie .. dans la république ...
L'institut de veille sanitaire a publié une étude intitulée "Inégalités sociales de mortalité par le cancer en France".
La conclusion en est: "De fortes inégalités sociales de mortalité par cancer sont observées chez les hommes, en particulier pour les cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS). Les inégalités sociales sont moins importantes chez les femmes, mais elles sont observées pour l’utérus, l’estomac et le poumon. Les inégalités sociales de mortalité par cancer chez les hommes se sont accrues entre 1968 et 1981, et se sont stabilisées depuis les années 1980. L’augmentation est particulièrement importante pour les cancers des VADS. Chez les femmes, la sous-mortalité par cancer du sein observée au début des années 70 chez les moins diplômées s’est progressivement atténuée pour disparaître à la fin des années 90"
Les inégalités sociales sont donc plus marquées pour les hommes que pour les femmes. Les gens sont égaux dans les cancers du colon (ça conforme une vieille idée sur l'égalité ) mais pas du tout dans les cancers du larynx, pharynx et de la cavité buccale: les cigarettes, la cause de leur consommation et la manière de les fumer ne sont pas les mêmes chez pauvres et riches.
Chez les femmes, les cancers broncho-pulmonaires, de l'utérus et de l'estomac marquent les inégalités sociales. Le cancer du sein est plus fréquent chez les femmes d'un niveau social élevé (car les grossesses multiples et jeunes, plus fréquentes chez les pauvres, protègent de ce cancer) mais les femmes d'un niveau social élevé ont accès au dépistage et aux soins plus facilement donc meurent moins de ce cancer quand elles en sont atteintes.
Alors qu'une campagne médiatique gouvernementale vante les mérites du RSA et de sa généralisation, les essais du Revenu de Solidarité Active ne donnent pas d'indication sur son financement; Le RSA sera-t-il le Revenu Sans Argent ?.
Le principe fondateur du RSA est de cumuler de faibles revenus du travail avec une allocation de solidarité.
Il s'adresse donc a priori aux pauvres avec l'idée de mettre ceux-ci dans le marché du travail afin qu'ils soient intégrés dans une vie sociale pour les insérer dans la nation.
L'expérimentation du RSA a lieu notamment en Ille et Vilaine depuis janvier et le président du conseil général trouve que c'est une bonne idée à condition qu'on y mette de l'argent or le mode de financement du RSA n'est pas encore très clair. Il se peut même que celui-ci soit financé par les pauvres eux-mêmes !
Jean-Louis Tourenne, le président du conseil général d'Ille-et-Vilaine pense qu' il s'agit d'un "formidable marché de dupes". "L'Etat laisse le soin aux pauvres de financer une réforme pour les pauvres: il va récupérer la prime de Noël, une partie des droits connexes qui étaient liés à la perception du RMI (exonération de la taxe d'habitation, de la redevance audiovisuelle...), la prime de retour à l'emploi et une partie des fonds alloués à la prime pour l'emploi".
Le socialiste critique également le "transfert de nouvelles charges aux départements".
Le RSA sera-t-il un nouvel exemple du modèle antisocial français ?
La rentrée scolaire est souvent ce qui tue les revenus de fin d'année des familles les plus modestes. Il paraît que cette année, la rentrée scolaire coûtera moins cher !!
On ne voit pas vraiment comment, dans la situation actuelle où tout a augmenté depuis 1 an, cette rentrée 2008 ferait dépenser moins d'argent aux familles.
Ne serait-ce pas là une nouvelle tentative du gouvernement, via personnes interposées, pour nous dire que tout va bien ?
C'est l'association des Familles de France, qui indique en effet une baisse de 7,67% à 190,82 euros du coût de la rentrée (sur un total de 46 produits; voir la liste ci-dessous) pour un enfant entrant en sixième.
Henri Joyeux, personnage contreversé et président de l'association "Familles de France" se félicite d'avoir été "entendu par Xavier Darcos" ...
Les autres associations comme la Confédération syndicale des Familles (CSF) - auteur d'une enquête annuelle qui sera présentée la semaine prochaine - et l'Union des familles laïques (Ufal) voient plutôt une hausse du prix moyen du cartable. L'an dernier, la CSF avait constaté une hausse de 0,67 %. Bernard Teper, le président de l'Union des familles laïques, indique "d'après les remontées de ses adhérents", une hausse "d'environ 3%" du coût de la rentrée sur un "panel d'une quinzaine de fournitures scolaires et de vêtements".
Le principal effet de la loi des maisons à 15 euros (une énième manipulation de comm de l'actuel gouvernement car personne ne parle des années d'endettement du système -environ 40 en comptant la maison et le terrain et personne ne semble d'ailleurs réaliser que le système mis en place ressemble curieusement à celui qui a déclenché la crise des subprimes aux USA) sera de menacer un peu plus la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) qui prévoit que les communes construisent au minimum 20% de logements locatifs sociaux.
On sait bien que les membres de l'actuel gouvernement dont le premier, Nicolas Sarkozy, n'ont JAMAIS respecté cette loi lorsqu'ils étaient ou alors qu'ils sont encore, maires.
De là à supprimer de fait cette loi qui avait le mérite d'exister et donc de pointer du doigt ceux qui veulent exclure les pauvres et les parquer , il y avait une marge que le gouvernement vient de rayer. En effet, l'accession sociale à la propriété, notamment par cette fumeuse chose à 15 euros, COMPTERA dans les 20% de la loi SRU. Cela permettra donc concrètement aux maires de ne plus construire du tout de logements sociaux si ils le souhaitent..
De plus cette nouvelle loi change quelque chose d'important dans le logement social: les locataires "les plus aisés" n'auront plus droit qu'à un bail de 3 ans et ne pourront plus rester aussi longtemps qu'ils le voulaient dans l'appartement, comme jusqu'alors.
A la base, le SMIC est fait pour permettre aux pauvres qui travaillent d'avoir un minimum pour vivre décemment, selon l'expression employée.
La mode actuelle des réformateurs du gouvernement sarkozy est de fustiger le SMIC (on devrait dire leS SMICs puisqu'il en existe quasiment un pour chaque branche professionnelle).
Dernière critique en date: celle du CAE (conseil d'analyse économique) qui a délivré un véritable réquisitoire contre le SMIC (par 3 experts, Pierre Cahuc, Gilbert Cette et André Zylberberg, dont aucun n'a jamais sans doute du vivre avec moins que le SMIC ...).
Le CAE "constate" que le SMIC est "relativement élevé" !?! et qu'il a connue une "hausse importante" depuis une douzaine d'années.
A l'appui de ce constat, le principe de sacro-sainte comparaison (toujours utilisé pour "démontrer" par ceux-là même qui expliquent par ailleurs les "exceptions françaises") cette fois-ci avec les "4 pays industrialisés les moins inégalitaires, Finlande, Danemark, Suède et Italie" ?!?! qui n' "ont pas de salaire minimum légal".
Comment ces experts font-ils pour établir qu'un pays est moins inégalitaire qu'un autre ?
Mystère et boule d'expert .. surtout que prétendre que l'Italie n'est pas inégalitaire mérite de leur offrir un aller simple sur le Paris-Milan avec prolongation jusqu'à Palerme ...
Les 3 experts veulent que soient modifiées les règles de fixation du SMIC et que celui-ci soit fixé par une commission formée d'experts indépendants (pas rémunérés au SMIC sûrement ...).
Peut-être un futur travail pour le CSA qui a moins de boulot dans l'audio-visuel ...
Bizarrement, les experts estiment que les minima sociaux devraient être accordés aux personnes dès leur majorité et non à partir de 25 ans ..
Visiblement, en plus de n'avoir jamais vécu avec le SMIC, les experts ignorent la situation des comptes de la France ...
Les HLM sont à la base des logements sociaux. La France dépense plus en crédits publics pour le logement social que tous les autres pays européens (2,2% du PIB).
La part des logements sociaux par rapport à l'ensemble des logements, en France, est 2 fois plus élevée qu'en Allemagne, 5 fois plus qu'aux Pays-Bas et 14 fois plus qu'en Espagne. La moitié des logements sociaux sont des "barres" et 9% de ces logements sont vides.
Les loyers des HLM sont bas car la TVA qui leur est appliquée est de 5,5%. De plus les organismes de HLM ne paient pas de taxe foncières pendant 15 ans, ni de droits de mutations ni d'impôts sur les bénéfices !
Les terrains sont fournis à bas prix et parfois même gratuitement et la Caisse des dépôts prêt de l'argent à taux préférentiel.
Tous ces avantages ne financent pas le logement social mais plutôt les frais de fonctionnement, qui sont très élevés dans ces organismes dont les effectifs sont énormes en regard de la nécessité ou de l'équivalent dans le "privé".
Beaucoup d'élus considèrent que l'attribution de logements sociaux est une partie de leurs privilèges. cela empêche donc la fluidité nécessaire à l'attribution aux plus pauvres en France.
On apprend aussi en ce moment que la trésorerie des sociétés HLM atteint 11 milliards d'euros !! Pourtant, ces sociétés n'ont pas vocation à avoir une trésorerie pléthorique puisque dans l'esprit, cet argent doit servir à financer des constructions ou des rénovations et non s'entasser dans aucun but précis.
la Ministre du logement et de la ville Christine Boutin veut taxer certaines sociétés de HLM pour les obliger à construire mais cela n'aidera pas les pauvres.
En effet, les zones de paupérisation sont rarement situées dans les endroits où les organismes de HLM font des bénéfices financiers.
L'état si interventionniste de Mr Sarkozy pourrait facilement centraliser la gestion des surplus financiers et ainsi permettre à ceux qui en ont besoin d'avoir plus de moyens (comme le proposent certaines socialistes par ailleurs). Encore faudrait-il que les baronnies et interventions politiques locales soient ignorées ..
Les administrations sociales n'attirent pas les meilleurs éléments du secteur public. Les premiers de l' ENA n'y vont pas. Les rapports qui leur sont consacrés concluent TOUJOURS que la formation et l'évaluation des personnels doivent être améliorées et rien n'est fait !
Une grande partie des 1.500.000 personnes qui travaillent dans le secteur social est ainsi peu motivée par la recherche de l'efficacité de leurs dépenses, la baisse de la pauvreté et la diminution des gaspillages et des fraudes.
Les salaires et pensions des personnes qui travaillent dans le "social" représentent environ 70 milliards d'euros par an, soit 12% des dépenses sociales !!
Le gateau social est bon !
1.500.000 salariés du secteur public social dont:
300000 assistantes maternelles
177000 éducateurs spécialisés
40000 assistantes sociales
140000 animateurs d'aide sociale
74000 employés de l'Unedic, de l'ANPE, de l'AFPA, de l'AGIRC et de l'ARCO
167000 employés de la sécurité sociale (CNAM: 106000, CNAF: 33000, CNAV: 14000, ACOSS: 14000)
560000 salariés (380000 en équivalents plein temps) d'associations
Comment se fait-il qu'avec tout ce monde, les pauvres ne soient pas mieux traités en France ?
Le rapport sur les rémunérations publiques annexé au budget de l'état en 2005 indiquait qu'en 2002 (hé oui, pas de données plus récentes) les salaires mensuels moyens nets de prélèvements des employés et ouvriers du secteur privé étaient de 1287 euros contre 1506 euros pour ceux de la fonction publique de l'état, soit 17% de plus. Une grosse partie de la différence est due aux cotisations sociales, plus fortes pour les salariés du secteur privé: par exemple 40% de plus pour l'assurance maladie (de 9,7% à 13.55%) et presque le double pour les retraites (de 7.85% à 14.85%).
Pourtant les "pauvres" sont beaucoup plus nombreux dans le "privé".. La redistribution des richesses devrait donc compenser ceci mais ce n'est pas le cas...
Le Conseil d'orientation des retraites (COR) regarde les droits familiaux et conjugaux pour éventuellement les réduire.
Les droits familiaux et conjugaux(majoration de durée d'assurance par enfant, assurance vieillesse des mères au foyer, ...)sont en train d'être examinés par le Conseil d'orientation des retraites (COR). Actuellement, les mères de famille ont droit, via la sécurité sociale, à 2 années supplémentaires d'assurance pour chaque enfant élevé. Les mères de famille peuvent donc partir plus tôt à la retraite avec une retraite à taux plein.
Le COR réfléchit à attribuer ceci UNIQUEMENT dans le cas où il y aura eu cessation d'activité. La durée d'assurance validée serait liée à la durée d'interruption.. .
Les hommes et les femmes seraient mis à égalité avec le nouveau système, ce qui aurait donc comme effet pervers d'inciter les gens à réduire leur activité alors que dans le même temps on communique sur l'augmentation .. (le "travailler + pour gagner + ??).
D'autres idées veulent relier la majoration de la durée d'assurance à l'accouchement ou d'accorder ceci au parent qui a validé le moins de trimestre (on imagine le sac de noeuds pour les familles décomposées et recomposées) ou de ne l'attribuer que pour le premier enfant (en pleine incohérence avec la politique familiale soi-disant voulue).
Autre idée encore des brillants cerveaux qui réfléchissent à tout ceci (et dont on peut être sûr qu'ils n'ont jamais passé de temps avec leurs enfants tout en ayant à travailler): une bonification de 10% de la pension des parents en cas de troisième enfant. Bien entendu, tout ça se décidera en argumentant avec la "dette" mais sans que personne ne se penche sur les millions de familles pauvres à qui le système actuel permet de survivre à l'âge de la retraite...
Les dépenses médicales restant à la charge des assurés sont de 6% de leurs revenus pour les ménages "pauvres" (en dehors de ceux qui ont la gratuité totale) et de 1.5% de leurs revenus pour les ménages les plus aisés.
Etonnant non ? aurait dit Pierre Desproges.
Qui peut encore parler non pas de la justesse du modèle social français mais au moins de son égalité et donc de sa justice ?
Il est fréquent d'entendre fustiger les pauvres comme responsables des déficits des dépenses sociales en France mais la réalité des chiffres montre implacablement que ce raisonnement est faux et que les pauvres reçoivent non seulement moins que ce que l'on croit mais même MOINS que les autres !!!
Le RSA (revenu de solidarité active) accroît le risque de fraudes.
Les aides des collectivités locales aux chômeurs RMIstes sont si variées et mal connues que le calcul du RSA n¹en tient pas compte.
Le RSA ne tient pas compte non plus des diverses augmentations d¹ impôts qu' entraîne la reprise d¹un travail, ni de la perte de la CMU complémentaire.
Le RSA, prévu de 100 à 200 euros par mois, ne compensera donc pas, de très loin, les pertes et charges supplémentaires encourues par celui qui reprend un travail. Pour inciter à reprendre un travail le RSA n¹aura pas plus d¹effet que les primes d¹ « intéressement » actuelles. Le passage du temps partiel au temps plein sera moins rémunérateur qu¹actuellement.
Les caisses d¹allocations familiales n¹auront pas plus de motivation pour le contrôler qu¹elles n¹en ont pour le RMI, qui lui aussi n¹est pas financé par elles. Etant plus élevé que le RMI, et versé à trois ou quatre fois plus de bénéficiaires, le RSA sera encore plus fraudé.
Qu' est-ce qu'un "pauvre" officiellement ?
La définition française du revenu en dessous duquel on est officiellement "pauvre" est de 50% du revenu médian.
Le revenu "médian" est défini lui comme le niveau de revenu tel que la moitié de la population gagne + et l'autre moitié gagne -.
En 2003 (les dernières statistiques vérifiées datent de cette année), le revenu "limite haute" d'un pauvre était de 645 euros par mois.
3.694 millions de gens gagnaient moins que cette somme en France. Ils représentaient selon l'Observatoire National de la Pauvreté 6.3% de la population française.
Ces gens étaient d'ailleurs très en dessous de ce revenu de 645 euros mensuels puisque leur revenu moyen était de 533 euros par mois !
La part des revenus sociaux dans les revenus de ces 6.3% de la population était inférieure à 50%.
Si l'on prend une part de 300 euros, cela fait au total 300 x 12 x 3.694 millions = 13.3 milliards d'euros. Or, en 2003, les transferts sociaux (hors santé) ont été de 350 milliards d'euros donc la part "attribuée" aux pauvres est de 3.8% du total des transferts sociaux, soit MOINS QUE LEUR % dans la population !
La France dépense en crédits publics pour le logement social plus que tous les autres pays européens : à 2,2 % du PIB c¹est deux fois plus que le suivant, la Finlande (1,05 %).
Cependant les HLM ne sont pas des logements pour les pauvres. Les locataires à très bas revenus sont plus nombreux dans le secteur privé: 15 %, contre 12 % dans les HLM, pour les revenus inférieurs à 8.400 euros par an.
« Le processus d¹attribution du logement social est complexe et opaque. Il est géré par le maire, l¹office d¹HLM et le préfet, avec au final, l¹exclusion de ceux qui devraient être les premiers bénéficiaires de ces logements ».
Comme l¹écrit le responsable des études de la fondation Abbé Pierre, « les politiques publiques de logement privilégient les plus aisés au détriment des plus modestes ».
Dans les pays où la puissance publique ne s¹occupe pas du logement, il n¹y a pas plus de crise du logement que de pénurie de voitures. En prétendant résoudre la crise du logement par la construction de logements locatifs sociaux, et en organisant la pénurie de terrains à construire, l¹intervention de l¹Etat profite en réalité aux propriétaires et nuit aux familles modestes.
Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, la France n’a pas encore fait sa mue, consistant en une réduction drastique des prélèvements obligatoires pour redynamiser son économie. Disqualifié par tous les pays développés, le système de la redistribution des richesses par l’Etat continue de sévir en France. Il y a atteint le paroxysme de l’absurdité, comme le démontre Alain Mathieu dans son livre.
L’Etat est censé redistribuer de deux façons : par les prélèvements obligatoires - les impôts et les cotisations sociales - en prélevant davantage sur les riches que sur les pauvres, et par des allocations, versées de préférence aux pauvres. Alain Mathieu révèle que ni les prélèvements obligatoires ni les allocations ne sont, en France, réellement redistributifs. Depuis des années, les dépenses sociales augmentent sans cesse - la France leur consacre actuellement environ 30 % de sa production (PIB) - sans que la pauvreté diminue. Qu’est-ce qu’un pauvre ?
Selon l’Observatoire national de la pauvreté, celui dont les revenus sont inférieurs à la moitié du revenu médian.
Les pauvres constituent 6,3 % de la population. La moitié environ de leurs revenus proviennent des transferts sociaux. « On peut ainsi calculer, explique Alain Mathieu, que les allocations versées à ces 6,3 % de la population sont inférieures à 3,8 % du total des transferts sociaux. Autrement dit, la part des pauvres dans les transferts sociaux est nettement inférieure à leur part dans la population ! »
En outre, les prélèvements obligatoires frappent davantage les pauvres - en proportion de leurs revenus - que les autres. Excepté 13% des Français payant des montants importants d’impôt sur le revenu et, pour certains d’entre eux, l’ISF.
La France est malade de sa redistribution, due à la l’hypertrophie d’un Etat se mêlant de tout, comme dans les régimes totalitaires. Le pays ploie sous le nombre des fonctionnaires, qui collectionnent les privilèges : salaires et retraites élevés, horaires de travail légers, avantages annexes, irresponsabilité, immobilité, connivence élus-syndicats-fonctionnaires, refus du contrôle des dépenses… Alain Mathieu souligne que réduire la pauvreté, ce n’est pas réduire les inégalités économiques, sources de dynamisme. « Le but n’est pas d’appauvrir les riches, mais d’enrichir les pauvres. », dit-il. Il s’agit de diminuer le chômage en diminuant la dépense publique. La redistribution par l’Etat est un mythe qui gonfle les effectifs des fonctionnaires et la dépense publique, pousse à la fraude, augmente le chômage, et ne diminue pas la pauvreté.