Interviewée sur RTL, Roselyne Bachelot a oublié qu'elle était filmée et a eu un mouvement de tête d'agacement quand une journaliste lui a parlé des SDF. Roselyne Bachelot est-elle fatiguée d'entendre parler de ce problème ? Heureusement pour elle que l'hiver ne dure que le temps d'une saison ...
Retraités, salariés, étudiants, petits patrons en faillite, ouvriers au chômage technique... ce sont les "nouveaux "pauvres qu'on voit de plus en plus fréquenter les associations de lutte contre la pauvreté.
Il y a déjà 7,9 millions de personnes pauvres en France (données 2006), dont le niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie médian.
Le taux de pauvreté (13,2 % en 2006) monte depuis 2004, alors comme cibles: les familles monoparentales (30% d'entre elles) ; les couples ayant 3 enfants ou plus (20 %) ainsi que les personnes seules (16,7 %).
Par tranche d'âge, la pauvreté atteint les 18-24 ans( à cause des difficultés d'insertion sur le marché du travail et de la non éligibilité au revenu minimum d'insertion (RMI)).
"Entre les années 70 et aujourd'hui, le taux de pauvreté des plus de 60 ans a été divisé par deux, tandis que celui des 20-30 ans a, lui, été multiplié par deux", précise le rapporteur général du Grenelle de l'insertion. Pendant longtemps, la pauvreté était liée à l'inactivité ( personnes âgées ou handicapées, mères de famille seules).
Maintenant la pauvreté concerne aussi les salariés. Selon l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, la France compte 1,7 million de travailleurs pauvres ( travailleurs appartenant à un ménage pauvre), soit 7 % des actifs.
Si le RSA encourage indirectement les entreprises à développer ce système ( compensation du "manque à gagner" par le RSA), alors il y a fort à parier que le nombre de pauvres augmentera, du moins tant qu'on ne changera pas la définition pour faire mieux dans les statistiques ...
 Il faut malheureusement la mort par le froid pour que la question des SDF se retrouve une fois de plus dans l'actualité. Encore 2 morts hier par le froid et donc un total de 360 SDF morts en 2008 !
Tandis que Mme Boutin, le SAMU Social et les Don Quichotte s'agitent médiatiquement, l es SDF meurent tout au long de l'année, n'intéressant le monde que lorsqu'il fait froid et que les médias n'ont pas autre chose à penser, d'autant plus que la période des fêtes de fin d'année est propice aux petites pensées morales pour être tranquille quand il fait chaud.
360 morts et des milliers de malades, blessés, faibles qui auraient pu être sauvés par une infime partie de ce qui a été débloqué à la première alerte pour les banques ou par une toute petite partie de ce qui a été donné aux déjà riches par le bouclier fiscal.
360 morts et des milliers de malades, blessés, faibles dont le sort aurait été amélioré par le prix d'une cafetière dans un jet privé ...
 En tenant compte des ayants droit, 2,3 millions de personnes sont dans le dispositif RMI, soit 3,7 % de la population française. Une preuve supplémentaire, si il en fallait encore .. de l'augmentation de la pauvreté en France. Créé à l'origine comme un dispositif exceptionnel pour gérer une minorité de gens, le RMi est devenu un système de masse . Le RMI est-il efficace ou n'est-il qu'un système transformant les pauvres en machines à consommer dans les hypermarchés et chez les profiteurs de pauvreté et permettant de bloquer des masses d'indigents au ban de la société, dans les banlieues ?
"Je veux si je suis élu, président de la République, que d'ici 2 ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir." ........
 Le 19 décembre 2006, Nicolas Sarkozy affirmait que s’il était élu, plus personne ne dormirait sur le trottoir d’ici à 2 ans.
Dans moins d'un mois, on verra donc si Nicolas Sarkozy tient sa promesse surtout qu'il s'agit de vies humaines.
Le froid étant venu de manière soudaine et forte, il y a déjà des morts dans la rue. Les sommes nécessaires à Paris et dans les grandes villes (là où le problème est le plus grave) pour loger les SDF pendant l'hiver ne sont pas du tout importantes en rapport avec l'argent dépensé pour les banques ou donné à Tapie ou à TF1.
Le gouvernement trouvera-t-il aussi pour les pauvres ?
 Le Secours catholique accueille de plus en plus de personnes de plus de 50 ans selon le rapport 2007 de l'association rendu public ce jeudi 13 novembre.
Le Secours catholique a aidé l'an dernier 1,4 million de personnes qui représentent 629.500 "situations familiales" de précarité. Il fixe le seuil de pauvreté 2007 à 910 euros net par mois pour une personne seule.
Le Secours catholique considère que la France compte 7 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté parmi lesquelles 2 millions d'enfants pauvres, dont un sur deux vit avec un parent seul. En 2007, 60% des familles rencontrées étaient des familles monoparentales et ce chiffre "n'a cessé d'augmenter ces dix dernières années".
Les chômeurs sont la catégorie la plus importante parmi les personnes accueillies, soit 42,6% en 2007.
L'étude 2007 confirme les constats des années précédentes sur les plus de 50 ans qui sont de plus en plus nombreux dans les accueils du Secours catholique. Entre 2006 et 2007, l'association a accueilli 1% de personnes en plus dans la tranche d'âge 50-59 ans et 0,8% parmi les 60 ans et plus alors que toutes les autres catégories d'âges sont en baisse.
 Le Secours catholique souligne de manière générale " un contexte de crise du logement et de hausse des prix qui grève toujours plus le budget des plus pauvres".
Ainsi, selon le rapport, "en 2007, les loyers ont augmenté de 3% de façon quasi équivalente dans le parc privé et public" alors que dans le même temps " l'aide au logement a été renforcée d'environ 3% dans le parc privé alors qu'elle a stagné dans le parc public".
Le "taux d'effort net des locataires", c'est-à-dire la part du loyer net dans le revenu, est passé de 17,3% à 18,2% dans le parc social et de 23,6% à 24,1% dans le parc privé entre 2006 et 2007.
Encore un exemple du modèle antisocial français
Le gouvernement vient d'injecter (c'est le terme en vogue pour faire médical) plus de 10 milliards dans les banques ! On ne reviendra pas sur la pirouette financière dangereuse qui fait apparaître tous ces milliards .. Remarquons au passage que la BNP a acheté Fortis 15 milliards d'euros donc ne semble pas en manquer alors que pourtant, la BNP vient de recevoir 2,5 milliards parmi les milliards distribués.
En même temps et alors que le nombre de pauvres explose dans notre pays ( quelle que soit la définition), toujours rien n'est fait pour permettre à ceux-ci de vivre et parfois même de survivre. AU contraire, certains des pauvres de France vont même en payant des taxes, PAYER UNE PARTIE DES MILLIARDS DONNES AUX BANQUES !!
La France est de plus en plus gérée comme une société commerciale qui ne prend pas en compte les plus faibles.
La France est-elle encore une nation , un état ? ou simplement une entité économique parmi d'autres ?
.jpg) La mesure de la pauvreté nécessite de la part de l'administration une "estimation" du seuil à partir duquel on est pauvre. Pour l'instant, un pauvre, c'est quelqu'un qui gagne 50% du revenu médian.
Le gouvernement veut instaurer une nouvelle "définition" de la pauvreté mais celle-ci fait polémique car elle ferait automatiquement baisser le nom de pauvres en France ( 8 millions soit 13% de la population aux dernières estimations !).
Cette mesure peut elle être faite alors même qu'avec par exemple le SMIC, on a du mal à vivre à Paris alors qu'on peut vivre normalement dans certaines provinces ?
Plutôt que de vouloir définir la pauvreté économique, le mieux ne serait-il pas de concentrer ses efforts sur la redistribution optimale des subsides de l'état réservés aux pauvres ? Ne pas forcément + redistribuer mais mieux (puisque ceci n'est pas le cas actuellement).
 Selon les derniers chiffres, la France compterait jusqu'à 8 millions de pauvres , soit 13 % de la population !
Un "pauvre" est quelqu'un dont les "revenus" sont inférieurs à 681 euros (seuil à 50 % du revenu median) ou 817 euros (seuil à 60 %).
Pour un couple avec deux enfants de plus de 14 ans, le seuil est de 1.703 euros (seuil 50 %) ou de 2.043 euros (seuil 60 %).
On peut discuter sur ce niveau car ce revenu rend clochard à Paris et permet de vivre dans certaines provinces mais ce qu'il faut noter, c'est que les derniers chiffres montrent une augmentation du nombre de "pauvres" ainsi définis, en France.
La pauvreté change de visage, en frappant davantage les jeunes, les familles monoparentales, une partie des salariés les plus précaires et les chômeurs mal indemnisés ajoute l'observatoire des inégalités qui a mené une enquête récente sur la pauvreté.
Et ce ne sont pas les subsides sociaux de l'état qui vont aider à résoudre ce problème puisque la part donnée aux pauvres est INFERIEURE au pourcentage de pauvres dans la population
 Le fameux bouclier fiscal, première mesure économique de Nicolas Sarkozy quand il fut élu, est-il quelque chose qui a relancé l'économie, qui a aidé les ménages modestes ou qui a enrichi les plus riches ?
Didier Migaud, président de la commission des finances de l'Assemblée Nationale (et député socialiste) a tiré quelques conclusions sur la base d'un document du ministère des finances:
Au titre 2007, l' Etat a remboursé plus de 246 millions d'euros dans le cadre du mécanisme du "bouclier fiscal" à 15.066 contribuables (source: ministère du budget)
Les restitutions offertes aux 671 ménages disposant d'un patrimoine supérieur à 15,5 millions d'euros (soit 77 fois le patrimoine moyen de 195.000 euros, représentent 155,6 millions d'euros) représentent 66% du coût total du bouclier en 2007 (155,6 millions !!)
Les 10% des Français les plus aisés en termes de revenus bénéficient de 83% des remboursements liés au bouclier fiscal (Il s'agit de 2.242 Français disposant de revenus fiscaux supérieurs à 41.982 euros (...), le montant total des restitutions qui leur sont faites atteignant près de 190 millions d'euros )
En croisant ces deux critères, on trouve que parmi les 10% des ménages disposant des revenus les plus aisés, ceux dotés d'un patrimoine de plus de 15,53 millions d'euros bénéficieront d'une restitution moyenne de 233.850 euros
Le bouclier fiscal ? Encore un bel exemple du modèle antisocial français
Que d'atermoiements pour trouver de quoi financer le RSA !
Que de difficultés pour trouver 1,5 milliard ! En revanche, 3 milliards par ci pour les banques, quelques milliards pour Dexia et puis 20 milliards aujourd'hui pour soutenir les prêts aux PME se trouvent TRES FACILEMENT.
Mais ce ne sont pas les mêmes budgets direz-vous ....
Mais cela ne gêne pas le gouvernement quand il se dit par exemple prêt à détourner l'argent du livret A vers d'autres projets que la construction de logements sociaux ou quand l'argent prévu pour les retraites est dilapidé ailleurs.
Il est vrai que les banquiers et les patrons ont plus de représentativité auprès du gouvernement que les pauvres.. Pourtant 1 homme = 1 voix en théorie .. dans la république ...
 Alors que les jeux paralympiques se déroulent dans l'anonymat des médias ( signalons au passage le blog de l'équipe de France d'handivoile soutenue par la société Schindler) l'aide de l'état aux handicapés demeure inégale et anecdotiquenotamment car le système en place est vérolé par des abus de toutes sortes.
Il faut savoir tout d'abord qu'une personne est handicapée pour l'état si elle est définie comme telle par une commission administrative dénommée COTOREP avant 2005 et maintenant CDA (commission des droits et de l'autonomie).
Cette commission décide du taux d'invalidité des handicapés. Ceux dont le taux est supérieur à 50% ont droit à des allocations: AAH pour Allocation pour Adulte Handicapé et PCH pour prestation de Compensation du Handicap.
Ces allocations sont plus importantes quand le taux de handicap dépasse 80% et peuvent atteindre 2277 euros par mois. Elles sont exonérées d'impôts et de cotisations sociales. Aucun plafond de ressources n'est exigé pour les recevoir. Elles sont perçues par plus de 800 000 personnes, un chiffre en augmentation de 80% depuis 20 ans.
5,2 milliards d'euros sont consacrées chaque année à la seule AAH !!!
une commission parlementaire a décrit le fonctionnement des COTOREP:
31% des demandeurs font l'objet d'un examen clinique effectué par un médecin de la COTOREP ou désigné par elle.
42% des demandes "sont fondées sur un motif tenant aux déficiences intellectuelles ou troubles du psychisme ou du comportement" ...
On se doute que ces troubles étant difficiles à contrôler, il est facile d'obtenir d'un médecin complaisant un certificat permettant un examen favorable par la commission ...
Les COTOREP prennent un nombre important de décision en approuvant des listes déjà préparées. une frange non négligeable des aides sont demandées suite à un licenciement économique (car la COTOREP prend en compte le "handicap social", c'est à dire le chômage...
Certaines entreprises "mettent" donc leurs employés à la COTOREP pour que le chômage soit moins pénible à supporter.
Un audit administratif a constaté début 2006 qu'un tiers des décisions des commissions étaient injustifiées, que 60% des handicaps sont intellectuels ou mentaux, qu'il est impossible de vérifier si les bénéficiaires de l'AAH ne reçoivent pas en même temps le RMI ou des pensions d'invalidité ou même l'AAH dans plusieurs départements à la fois !
Pendant ce temps, de vrais handicapés continuent de galérer ...
.jpg) Alors qu'une campagne médiatique gouvernementale vante les mérites du RSA et de sa généralisation, les essais du Revenu de Solidarité Active ne donnent pas d'indication sur son financement; Le RSA sera-t-il le Revenu Sans Argent ?.
Le principe fondateur du RSA est de cumuler de faibles revenus du travail avec une allocation de solidarité.
Il s'adresse donc a priori aux pauvres avec l'idée de mettre ceux-ci dans le marché du travail afin qu'ils soient intégrés dans une vie sociale pour les insérer dans la nation.
L'expérimentation du RSA a lieu notamment en Ille et Vilaine depuis janvier et le président du conseil général trouve que c'est une bonne idée à condition qu'on y mette de l'argent or le mode de financement du RSA n'est pas encore très clair.
Il se peut même que celui-ci soit financé par les pauvres eux-mêmes !
Jean-Louis Tourenne, le président du conseil général d'Ille-et-Vilaine pense qu' il s'agit d'un " formidable marché de dupes". " L'Etat laisse le soin aux pauvres de financer une réforme pour les pauvres: il va récupérer la prime de Noël, une partie des droits connexes qui étaient liés à la perception du RMI (exonération de la taxe d'habitation, de la redevance audiovisuelle...), la prime de retour à l'emploi et une partie des fonds alloués à la prime pour l'emploi".
Le socialiste critique également le " transfert de nouvelles charges aux départements".
Le RSA sera-t-il un nouvel exemple du modèle antisocial français ?
.jpg) La protection sociale en France a été construite sur le principe que les prestations sociales correspondent au remplacement des revenus d'activité ou à leur prolongement... revenus sur lesquels, les prélèvements sociaux sont assis.
En clair, ce sont les entreprises qui finançaient les prestations sociales. En 1990, leur part dans le financement des prestations sociales était de 80%.
Depuis, les choses ont bien changé. Une étude récente de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques ( Drees) indique que les ménages financent de plus en plus eux-mêmes les prestations sociales, notamment par le biais de la CSG.
Actuellement les ménages assurent 40% du financement de la protection sociale, les entreprises en financent 36% et les employeurs publics 24%.
En 1990, les entreprises finançaient 42% de la protection sociale et les ménages 31%.
Quand on regarde en détail, les ménages contribuent surtout au financement de la branche maladie (55% du financement), des risques maternité (50%) et de la branche vieillesse (41%).
Cette évolution montre à quel point le principe de REPARTITION est de moins en moins réel. C'est le modèle du chacun pour soi et de l'assurance privée qui gagne du terrain.
Après être passé dans les esprits ( qui, en 2008, ne dit pas qu'il cotise POUR LUI-MEME ???), le "chacun pour soi" est passé dans les comptes, conséquence logique de la politique qui a consisté ( et qui atteint son apogée depuis mai 2007) à désigner des boucs émissaires pour expliquer les pertes de l'assurance maladie ( et même de la dette publique).
La notion même de nation et de pays est en danger puisque cette logique du chacun pour soi ne prend pas en compte les faibles et notamment les pauvres, alors même que les chiffres montrent que ce qui est leur donné est inférieur à leur poids dans la population !!
 Le principal effet de la loi des maisons à 15 euros ( une énième manipulation de comm de l'actuel gouvernement car personne ne parle des années d'endettement du système -environ 40 en comptant la maison et le terrain et personne ne semble d'ailleurs réaliser que le système mis en place ressemble curieusement à celui qui a déclenché la crise des subprimes aux USA) sera de menacer un peu plus la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) qui prévoit que les communes construisent au minimum 20% de logements locatifs sociaux.
On sait bien que les membres de l'actuel gouvernement dont le premier, Nicolas Sarkozy, n'ont JAMAIS respecté cette loi lorsqu'ils étaient ou alors qu'ils sont encore, maires.
De là à supprimer de fait cette loi qui avait le mérite d'exister et donc de pointer du doigt ceux qui veulent exclure les pauvres et les parquer , il y avait une marge que le gouvernement vient de rayer.
En effet, l'accession sociale à la propriété, notamment par cette fumeuse chose à 15 euros, COMPTERA dans les 20% de la loi SRU. Cela permettra donc concrètement aux maires de ne plus construire du tout de logements sociaux si ils le souhaitent..
De plus cette nouvelle loi change quelque chose d'important dans le logement social: les locataires "les plus aisés" n'auront plus droit qu'à un bail de 3 ans et ne pourront plus rester aussi longtemps qu'ils le voulaient dans l'appartement, comme jusqu'alors.
 A la base, le SMIC est fait pour permettre aux pauvres qui travaillent d'avoir un minimum pour vivre décemment, selon l'expression employée.
La mode actuelle des réformateurs du gouvernement sarkozy est de fustiger le SMIC (on devrait dire leS SMICs puisqu'il en existe quasiment un pour chaque branche professionnelle).
Dernière critique en date: celle du CAE (conseil d'analyse économique) qui a délivré un véritable réquisitoire contre le SMIC (par 3 experts, Pierre Cahuc, Gilbert Cette et André Zylberberg, dont aucun n'a jamais sans doute du vivre avec moins que le SMIC ...).
Le CAE "constate" que le SMIC est " relativement élevé" !?! et qu'il a connue une " hausse importante" depuis une douzaine d'années.
A l'appui de ce constat, le principe de sacro-sainte comparaison (toujours utilisé pour "démontrer" par ceux-là même qui expliquent par ailleurs les "exceptions françaises") cette fois-ci avec les " 4 pays industrialisés les moins inégalitaires, Finlande, Danemark, Suède et Italie" ?!?! qui n' "ont pas de salaire minimum légal".
Comment ces experts font-ils pour établir qu'un pays est moins inégalitaire qu'un autre ?
Mystère et boule d'expert .. surtout que prétendre que l'Italie n'est pas inégalitaire mérite de leur offrir un aller simple sur le Paris-Milan avec prolongation jusqu'à Palerme ...
Les 3 experts veulent que soient modifiées les règles de fixation du SMIC et que celui-ci soit fixé par une commission formée d'experts indépendants (pas rémunérés au SMIC sûrement ...).
Peut-être un futur travail pour le CSA qui a moins de boulot dans l'audio-visuel ...
Bizarrement, les experts estiment que les minima sociaux devraient être accordés aux personnes dès leur majorité et non à partir de 25 ans ..
Visiblement, en plus de n'avoir jamais vécu avec le SMIC, les experts ignorent la situation des comptes de la France ...
 En présentant les crédits de l' état sur 3 ans, Eric Woerth a clairement présenté un plan de rigueur (plus de détails sur le blog impots-utiles). Dans ce plan de rigueur qui ne dit pas son nom, il se pourrait que les mesures sociales soient l'objet de restrictions.
Certains députés UMP, comme Yves Bur, veulent un moratoire sur les dépenses sociales et à l'occasion de l'examen des 250 milliards d'euros de dépenses sociales de certaines administrations publiques (assurance maladie, logement, famille, ..) il se pourrait que certains ultras de la majorité obtiennent le gel ou la suppression de pans entiers de l'aide sociale....
Que deviendront alors les plus faibles de notre communauté, appelé encore officiellement "République Française" ?
Les administrations sociales n'attirent pas les meilleurs éléments du secteur public. Les premiers de l' ENA n'y vont pas. Les rapports qui leur sont consacrés concluent TOUJOURS que la formation et l'évaluation des personnels doivent être améliorées et rien n'est fait !
Une grande partie des 1.500.000 personnes qui travaillent dans le secteur social est ainsi peu motivée par la recherche de l'efficacité de leurs dépenses, la baisse de la pauvreté et la diminution des gaspillages et des fraudes.
Les salaires et pensions des personnes qui travaillent dans le "social" représentent environ 70 milliards d'euros par an, soit 12% des dépenses sociales !!
Le gateau social est bon !
1.500.000 salariés du secteur public social dont:
- 300000 assistantes maternelles
- 177000 éducateurs spécialisés
- 40000 assistantes sociales
- 140000 animateurs d'aide sociale
- 74000 employés de l'Unedic, de l'ANPE, de l'AFPA, de l'AGIRC et de l'ARCO
- 167000 employés de la sécurité sociale (CNAM: 106000, CNAF: 33000, CNAV: 14000, ACOSS: 14000)
- 560000 salariés (380000 en équivalents plein temps) d'associations
Comment se fait-il qu'avec tout ce monde, les pauvres ne soient pas mieux traités en France ?
 Le rapport sur les rémunérations publiques annexé au budget de l'état en 2005 indiquait qu'en 2002 (hé oui, pas de données plus récentes) les salaires mensuels moyens nets de prélèvements des employés et ouvriers du secteur privé étaient de 1287 euros contre 1506 euros pour ceux de la fonction publique de l'état, soit 17% de plus. Une grosse partie de la différence est due aux cotisations sociales, plus fortes pour les salariés du secteur privé: par exemple 40% de plus pour l'assurance maladie (de 9,7% à 13.55%) et presque le double pour les retraites (de 7.85% à 14.85%).
Pourtant les "pauvres" sont beaucoup plus nombreux dans le "privé".. La redistribution des richesses devrait donc compenser ceci mais ce n'est pas le cas...
Le Conseil d'orientation des retraites (COR) regarde les droits familiaux et conjugaux pour éventuellement les réduire.
Les droits familiaux et conjugaux (majoration de durée d'assurance par enfant, assurance vieillesse des mères au foyer, ...) sont en train d'être examinés par le Conseil d'orientation des retraites (COR). Actuellement, les mères de famille ont droit, via la sécurité sociale, à 2 années supplémentaires d'assurance pour chaque enfant élevé. Les mères de famille peuvent donc partir plus tôt à la retraite avec une retraite à taux plein.
Le COR réfléchit à attribuer ceci UNIQUEMENT dans le cas où il y aura eu cessation d'activité. La durée d'assurance validée serait liée à la durée d'interruption.. .
Les hommes et les femmes seraient mis à égalité avec le nouveau système, ce qui aurait donc comme effet pervers d'inciter les gens à réduire leur activité alors que dans le même temps on communique sur l'augmentation .. (le "travailler + pour gagner + ??).
D'autres idées veulent relier la majoration de la durée d'assurance à l'accouchement ou d'accorder ceci au parent qui a validé le moins de trimestre (on imagine le sac de noeuds pour les familles décomposées et recomposées) ou de ne l'attribuer que pour le premier enfant (en pleine incohérence avec la politique familiale soi-disant voulue).
Autre idée encore des brillants cerveaux qui réfléchissent à tout ceci ( et dont on peut être sûr qu'ils n'ont jamais passé de temps avec leurs enfants tout en ayant à travailler): une bonification de 10% de la pension des parents en cas de troisième enfant.
Bien entendu, tout ça se décidera en argumentant avec la "dette" mais sans que personne ne se penche sur les millions de familles pauvres à qui le système actuel permet de survivre à l'âge de la retraite...
Les dépenses médicales restant à la charge des assurés sont de 6% de leurs revenus pour les ménages "pauvres" (en dehors de ceux qui ont la gratuité totale) et de 1.5% de leurs revenus pour les ménages les plus aisés.
Etonnant non ? aurait dit Pierre Desproges.
Qui peut encore parler non pas de la justesse du modèle social français mais au moins de son égalité et donc de sa justice ?
Il est fréquent d'entendre fustiger les pauvres comme responsables des déficits des dépenses sociales en France mais la réalité des chiffres montre implacablement que ce raisonnement est faux et que les pauvres reçoivent non seulement moins que ce que l'on croit mais même MOINS que les autres !!!
Les cotisation sociales (employeurs et salariés étaient en 2007 les suivantes:
- pour un SMIC: salaire brut: 1280 euros (2007), salaire chargé: 1579 euros, salaire net: 957 euros donc des charges sociales de 390 euros, soit 40.8% du salaire net
- pour un salaire de 1.6 x SMIC: salaire brut: 2048 euros (2007), salaire chargé: 3030 euros, salaire net: 1560 euros et des charges sociales de 1470 euros, soit 94.2 % du salaire net
- pour un salaire brut: 2773 euros , salaire chargé: 4173 euros, salaire net: 2102 euros et des charges sociales de 2071 euros, soit 98.5 % du salaire net !
- pour un salaire brut: 22184 euros , salaire chargé: 31788 euros, salaire net: 18068 euros et des charges sociales de 13720 euros, soit 76 % du salaire net !
La France détient le record mondial de prélèvements sociaux sur les salaires: 39% du total des prélèvements obligatoires en 2008 soit 16.3 % du PIB !
( La Suède est à 14.3 %, l'Allemagne à 13.9% et l'Irlande à 4.5%)
Ces cotisations sont proportionnelles aux revenus et certaines comme les cotisations d'assurance vieillesse et chômage sont plafonnées à 4 fois le plafond de la sécurité sociale.
Pour un salaire égal à 1,6 SMIC, elles représentent 94.2 du salaire net.
Pour un salaire 11 fois supérieur, elles ne représentent que 76%
Est-ce normal et juste ?
Chômage et dépenses publiques:
Depuis 1994, 6 pays européens ont réduit en moyenne de plus de moitié leur taux de chômage. En même temps, ils ont massivement réduit leurs dépenses publiques, passées en moyenne de 57,5 % de leur PIB à 45,9 %.
Il y a un lien de cause à effet entre la baisse des dépenses publiques et celle du chômage.
Tout chef d'entreprise sait bien que, si ses impôts et charges sociales étaient réduits, les résultats de son entreprise seraient meilleurs et sa croissance plus rapide.
« Sans réduction du poids de nos dépenses publiques, nous n'irons pas chercher le point de croissance qui nous manque » a dit Nicolas Sarkozy.
« Si le taux de dépense publique était le même qu'en Allemagne, nous dépenserions 850 milliards », au lieu de nos 1.000 milliards d' euros par an.
Cette baisse de 150 milliards d' euros est un minimum :
l¹Allemagne n' est pas le meilleur exemple de maîtrise des dépenses publiques. L' objectif fixé pour les réductions d' effectifs de fonctionnaires est fort modeste : (ne pas remplacer un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite, en donnant la moitié des économies ainsi réalisées aux fonctionnaires restant).
Comme les salaires des fonctionnaires débutants sont inférieurs de moitié à ceux des partants à la retraite, les économies annuelles ainsi réalisées se limiteront à environ 500 millions d' euros.
.. A ce rythme, il faudra 300 ans pour atteindre les 150 milliards d' économies
Les inégalités entre retraites des salariés du privé et retraites des fonctionnaires provoquent des débats depuis que les gouvernements ont ouvert la boîte de Pandore.
Personne ne propose que seuls les nouveaux fonctionnaires aient un nouveau régime de façon à laisser les acquis des actuels fonctionnaires en place (ce qui aurait pour avantage de répondre à la principale revendication des fonctionnaires qui il est vrai ont un CONTRAT qu'il serait délicat de remettre en cause après coup... même si il a un coût ...).
On pourrait donc commencer ainsi par inscrire à la CNAV (Caisse d'assurance vieillesse) et aux caisses de retraite complémentaires du privé (AGIRC et ARRCO) les NOUVEAUX embauchés dans la fonction publique.
Les cotisations versées à ces caisses privées, par l'état et les employeurs publics, pour le compte de ces nouveaux embauchés, pourraient être calculées comme celles des employeurs privés.
Pendant cette période, les caisses du régime général bénéficieraient de cotisations pour ces nouveaux embauchés sans avoir à verser de pensions.
Quand il fut décidé qu'une partie des retraites des régimes spéciaux (EDF, SNCF, RATP, etc..) serait mis à la charge de la CNAV, des "soultes" ont été versées à la CNAV pour compenser le fait qu'elle verserait des retraites sans avoir reçu de cotisations. Ces soultes sont notoirement insuffisantes car elles ont été calculées dans l'hypothèse où les effectifs de ces sociétés resteraient constants alors qu'ils baissent et doivent baisser de moitié au minimum ..
En inscrivant les nouveaux embauchés de la fonction publique à la CNAV, on compenserait un peu cette différence injuste.
La recherche publique donne-t-elle de la croissance ?
La croissance est due à des activités nouvelles, souvent créées par de nouvelles entreprises. Mais leurs innovations ne sont pas toujours scientifiques. Les entreprises qui ont créé le plus d'emplois dans notre pays apportaient des innovations commerciales, comme Carrefour, Accor ou Sodexho. Les découvertes de nos physiciens prix Nobel n'ont rien apporté à l'industrie française. Les découvertes de recherche fondamentale sont gratuitement à la disposition des chercheurs du monde entier et ne donnent aucun avantage au pays où elles ont été trouvées.
Une mission administrative sur « la valorisation de la recherche » a publié en janvier 2007 le nombre d'emplois générés par les entreprises issues de la recherche publique et créées entre 1999 et 2005 : 344 emplois créés par an !
Les pays de l'OCDE qui se sont développés le plus vite ont tous consacré moins de 1,9 % de leur PIB à la recherche scientifique.
Les deux pays de l'OCDE qui se sont développés le moins vite y ont consacré beaucoup plus : la Suisse 2,9 % de son PIB et le Japon 3,1 %.
Moins un pays consacre à sa recherche et plus son taux de croissance est élevé.
Formation professionnelle : le grand gaspillage
La dépense moyenne de formation est de 781 euros par personne et par an pour les entreprises de plus de de 10 salariés et de 75 euros pour celles de moins de 10salariés ; 20 % des ouvriers y ont accès contre 54 % des cadres.
Pour Pierre Joxe, ancien premier président de la Cour des comptes, « les gaspillages y sont considérables et les fraudes énormes ». Il serait « logique de supprimer l'obligation légale pour le plan de formation » (rapport sénatorial). Au plus tard le 31 décembre 2008 l'AFPA ( l'association de formation des adultes) recevra ses commandes des seuls conseils régionaux.
La période est donc idéale pour supprimer l'obligation inutile de formation faite aux entreprises et le « droit individuel à la formation » et confier aux régions la responsabilité totale de la formation des chômeurs.
On trouve des chômeurs riches en France !
On peut toucher au maximum en France 5.458 euros par mois d' indemnités de chômage.
C' est 2,6 fois plus que le maximum possible dans le pays qui nous suit, l¹Allemagne. Notre pays est le seul où l' on trouve des chômeurs riches ! Ces allocations-chômage particulièrement élevées expliquent que les taux français de cotisations-chômage soient, en pourcentage des salaires bruts, 5 fois plus élevés que ceux des Italiens ou des Anglais.
Par ailleurs, l' UNEDIC n¹a pas de corps de contrôle. D' après le député Dominique Tian, auteur d' un rapport sur les fraudes à l' assurance-chômage, celles-ci s' élèveraient « entre 4 et 8 milliards d¹euros par an »,
soit de 14 à 28 % des indemnités versées.
« Les acheteurs de « Kits Assédic » (attestations fictives de licenciement) présentent pour s'inscrire à l'assurance chômage de faux documents établissant qu'ils ont travaillé pour des sociétés qui en réalité n'ont jamais eu d'activité. Elles ont été immatriculées par des « gérants » au moyen de fausses identités ».
Hôpitaux publics et privés : des chiffres et des comptes méconnus !
Alors qu¹il ne représente que le cinquième des remboursements hospitaliers de la Sécurité sociale, le système hospitalie privé fait plus de la moitié des entrées en chirurgie - 26 % de plus que le système hospitalie public en 2006.
Les tarifs de remboursement par la Sécurité sociale des actes médicaux réalisés par les hôpitaux privés sont en moyenne 40 % moins élevés que es tarifs de remboursement par la Sécurité sociale des actes médicaux réalisés par les hôpitaux publics.
En outre le privé doit verser sur les salaires de son personnel 11 % de charges supplémentaires par rapport à l¹hôpital public.
Comment alors le privé réussit-il à faire des bénéfices alors que la majorité des hôpitaux publics sont en perte, malgré plus de 6 milliards d¹euros par an de subventions ?
« Le cadre administratif actuel est inadapté à une gestion efficace des ressources humaines » des hôpitaux publics ( rapport de la Cour des comptes ).
Et pourtant, la privatisation des hôpitaux est dans notre pays un sujet tabou comme les changemùents de gestion des hôpitaux publics ou la mise à plat des comptes ....
Au delà de toute opinion politique, pourquoi ne pas commencer par examiner ces différences entre hopitaux publics et privés, afin de mieux comprendre la gabegie financière de l'état ?
Les aides à l¹ emploi sont inefficaces
Les aides à l'emploi sont versées à des entreprises qui embauchent des personnes « éloignées de l¹emploi » souvent au lieu d¹en embaucher d¹autres plus capables de remplir l¹emploi offert.
Ces aides sont ainsi des primes à la mauvaise gestion des entreprises : les personnes que l¹ on prive d¹ emploi rendraient de meilleurs services à leurs employeurs. Ceux-ci pourraient se développer plus vite et créer plus d¹emplois.
Ces aides sont finalement plus nuisibles qu¹utiles. Les entreprises qui profitent le plus de ces aides sont pour la plupart des grandes entreprises qui n¹en ont pas besoin. L¹ « effet d¹aubaine » y est maximum : la plupart des entreprises les encaissent sans changer leur comportement.
Ces aides à l'emploi ont bien sûr été décidées par des fonctionnaires et quelques dirigeants de grandes entreprises qui n'ont, jamais de leur vie, étaient dans des contextes où ils auraient eu besoin des emplois concernés par ces aides ... comme souvent en France ..
Le RSA (revenu de solidarité active) accroît le risque de fraudes.
Les aides des collectivités locales aux chômeurs RMIstes sont si variées et mal connues que le calcul du RSA n¹en tient pas compte.
Le RSA ne tient pas compte non plus des diverses augmentations d¹ impôts qu' entraîne la reprise d¹un travail, ni de la perte de la CMU complémentaire.
Le RSA, prévu de 100 à 200 euros par mois, ne compensera donc pas, de très loin, les pertes et charges supplémentaires encourues par celui qui reprend un travail. Pour inciter à reprendre un travail le RSA n¹aura pas plus d¹effet que les primes d¹ « intéressement » actuelles. Le passage du temps partiel au temps plein sera moins rémunérateur qu¹actuellement.
Les caisses d¹allocations familiales n¹auront pas plus de motivation pour le contrôler qu¹elles n¹en ont pour le RMI, qui lui aussi n¹est pas financé par elles. Etant plus élevé que le RMI, et versé à trois ou quatre fois plus de bénéficiaires, le RSA sera encore plus fraudé.
Qu' est-ce qu'un "pauvre" officiellement ?
La définition française du revenu en dessous duquel on est officiellement "pauvre" est de 50% du revenu médian.
Le revenu "médian" est défini lui comme le niveau de revenu tel que la moitié de la population gagne + et l'autre moitié gagne -.
En 2003 (les dernières statistiques vérifiées datent de cette année), le revenu "limite haute" d'un pauvre était de 645 euros par mois.
3.694 millions de gens gagnaient moins que cette somme en France. Ils représentaient selon l'Observatoire National de la Pauvreté 6.3% de la population française.
Ces gens étaient d'ailleurs très en dessous de ce revenu de 645 euros mensuels puisque leur revenu moyen était de 533 euros par mois !
La part des revenus sociaux dans les revenus de ces 6.3% de la population était inférieure à 50%.
Si l'on prend une part de 300 euros, cela fait au total 300 x 12 x 3.694 millions = 13.3 milliards d'euros.
Or, en 2003, les transferts sociaux (hors santé) ont été de 350 milliards d'euros donc la part "attribuée" aux pauvres est de 3.8% du total des transferts sociaux, soit MOINS QUE LEUR % dans la population !
Le modèle anti-social français présenté par son auteur, Alain Mathieu qui parle des constatations qu'il a faites et qui l'ont mené à écrire ce livre.
Le « modèle social » français n'atteint pas son but !
La part des pauvres dans les transferts sociaux est inférieure à leur part dans la population !
Car les dirigeants politiques, qui décident ces transferts, et les fonctionnaires, qui les appliquent, ont tout intérêt à ne pas les réserver aux pauvres.
Ces privilégiés en sont, au premier chef, les bénéficiaires. Truffé de comparaisons avec les meilleurs pays développés, le livre " Le modèle anti-social français" met en lumière des aspects ignorés de notre paysage social et dégonfle quelques baudruches : le revenu de solidarité active, les aides à l emploi, le logement « social », la santé « gratuite », le cinéma d « auteur », les fonctionnaires mal payés, la croissance par la recherche...
Le modèle anti-social français propose aussi des choses constructives pour combattre la pauvreté, le chômage et l'insuffisance de notre niveau de vie.
Le modèle anti-social français a été écrit par Alain Mathieu.
Code ISBN du livre "Le modèle anti-social français" : 978-2-9532205-0-6
Code EAN du livre "Le modèle anti-social français" : 9782953220506
Prix : 9,50 euros
Le livre est disponible auprès de Contribuables Associés 42 rue des Jeûneurs 75002 Paris ou par mail contact@contribuables.org
Le modèle anti-social français est aussi disponible sur amazon à cet endroit.
Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, la France n’a pas encore fait sa mue, consistant en une réduction drastique des prélèvements obligatoires pour redynamiser son économie.
Disqualifié par tous les pays développés, le système de la redistribution des richesses par l’Etat continue de sévir en France. Il y a atteint le paroxysme de l’absurdité, comme le démontre Alain Mathieu dans son livre.
L’Etat est censé redistribuer de deux façons : par les prélèvements obligatoires - les impôts et les cotisations sociales - en prélevant davantage sur les riches que sur les pauvres, et par des allocations, versées de préférence aux pauvres.
Alain Mathieu révèle que ni les prélèvements obligatoires ni les allocations ne sont, en France, réellement redistributifs. Depuis des années, les dépenses sociales augmentent sans cesse - la France leur consacre actuellement environ 30 % de sa production (PIB) - sans que la pauvreté diminue.
Qu’est-ce qu’un pauvre ?
Selon l’Observatoire national de la pauvreté, celui dont les revenus sont inférieurs à la moitié du revenu médian.
Les pauvres constituent 6,3 % de la population. La moitié environ de leurs revenus proviennent des transferts sociaux. « On peut ainsi calculer, explique Alain Mathieu, que les allocations versées à ces 6,3 % de la population sont inférieures à 3,8 % du total des transferts sociaux. Autrement dit, la part des pauvres dans les transferts sociaux est nettement inférieure à leur part dans la population ! »
En outre, les prélèvements obligatoires frappent davantage les pauvres - en proportion de leurs revenus - que les autres. Excepté 13% des Français payant des montants importants d’impôt sur le revenu et, pour certains d’entre eux, l’ISF.
La France est malade de sa redistribution, due à la l’hypertrophie d’un Etat se mêlant de tout, comme dans les régimes totalitaires. Le pays ploie sous le nombre des fonctionnaires, qui collectionnent les privilèges : salaires et retraites élevés, horaires de travail légers, avantages annexes, irresponsabilité, immobilité, connivence élus-syndicats-fonctionnaires, refus du contrôle des dépenses…
Alain Mathieu souligne que réduire la pauvreté, ce n’est pas réduire les inégalités économiques, sources de dynamisme. « Le but n’est pas d’appauvrir les riches, mais d’enrichir les pauvres. », dit-il. Il s’agit de diminuer le chômage en diminuant la dépense publique. La redistribution par l’Etat est un mythe qui gonfle les effectifs des fonctionnaires et la dépense publique, pousse à la fraude, augmente le chômage, et ne diminue pas la pauvreté.

Alain Mathieudans son dernier livre, le modèle anti-social français, explique les causes, les conséquences de ce modèle pour notre société.
Un extrait du livre :
Notre Observatoire national de la pauvreté définit le pauvre : celui dont les revenus sont inférieurs à la moitié du revenu médian. Dans son dernier rapport, il estime le nombre des pauvres en France à 6,3 % de la population. Il estime aussi que la moitié environ de leurs revenus proviennent des transferts sociaux. On peut ainsi calculer que les allocations versées à ces 6,3 % de la population sont inférieures à 3,8 % du total. Autrement dit, la part des pauvres dans les transferts sociaux est nettement inférieure à leur part dans la population !
Comment est-ce possible ?
L’Etat devrait redistribuer de deux façons : par les prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales), en prélevant davantage sur les riches que sur les pauvres, et par des allocations, versées de préférence aux pauvres. " mais ... (l a suite dans le livre ou sur ce blog  )
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