Articles de la catégorie : août 2008

RSA: Revenu Sans Argent ?

revenu solidarite activeAlors qu'une campagne médiatique gouvernementale vante les mérites du RSA et de sa généralisation, les essais du Revenu de Solidarité Active ne donnent pas d'indication sur son financement; Le RSA sera-t-il le Revenu Sans Argent ?.
Le principe fondateur du RSA est  de cumuler de faibles revenus du travail avec une allocation de solidarité.
Il s'adresse donc a priori aux pauvres avec l'idée de mettre ceux-ci dans le marché du travail afin qu'ils soient intégrés dans une vie sociale pour les insérer dans la nation.
L'expérimentation du RSA a lieu notamment en Ille et Vilaine depuis janvier et le président du conseil général trouve que c'est une bonne idée à condition qu'on y mette de l'argent  or le mode de financement du RSA n'est pas encore très clair.
Il se peut même que celui-ci soit financé par les pauvres eux-mêmes !
Jean-Louis Tourenne, le président du conseil général d'Ille-et-Vilaine pense qu' il s'agit d'un "formidable marché de dupes". "L'Etat laisse le soin aux pauvres de financer une réforme pour les pauvres: il va récupérer la prime de Noël, une partie des droits connexes qui étaient liés à la perception du RMI (exonération de la taxe d'habitation, de la redevance audiovisuelle...), la prime de retour à l'emploi et une partie des fonds alloués à la prime pour l'emploi".
Le socialiste critique également le "transfert de nouvelles charges aux départements".
Le RSA sera-t-il un nouvel exemple du modèle antisocial français ?

Rentrée scolaire: plus cher ou pas ?

rentree scolaireLa rentrée scolaire est souvent ce qui tue les revenus de fin d'année des familles les plus modestes. Il paraît que cette année, la rentrée scolaire coûtera moins cher !!
On ne voit pas vraiment comment, dans la situation actuelle où tout a augmenté depuis 1 an, cette rentrée 2008 ferait dépenser moins d'argent aux familles.
Ne serait-ce pas là une nouvelle tentative du gouvernement, via personnes interposées, pour nous dire que tout va bien ?
C'est l'association des Familles de France, qui indique en effet une baisse de 7,67% à 190,82 euros du coût de la rentrée (sur un total de 46 produits; voir la liste ci-dessous) pour un enfant entrant en sixième.
Henri Joyeux, personnage contreversé et président de l'association "Familles de France" se félicite d'avoir été "entendu par Xavier Darcos" ...
Les autres associations comme la Confédération syndicale des Familles (CSF) - auteur d'une enquête annuelle qui sera présentée la semaine prochaine - et l'Union des familles laïques (Ufal) voient plutôt une hausse du prix moyen du cartable. L'an dernier, la CSF avait constaté une hausse de 0,67 %. Bernard Teper, le président de l'Union des familles laïques, indique "d'après les remontées de ses adhérents", une hausse "d'environ 3%" du coût de la rentrée sur un "panel d'une quinzaine de fournitures scolaires et de vêtements".

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La sécurité sociale de plus en plus financée par les ménages

protection socialeLa protection sociale en France a été construite sur le principe que les prestations sociales correspondent au remplacement des revenus d'activité ou à leur prolongement... revenus sur lesquels, les prélèvements sociaux sont assis.
En clair, ce sont les entreprises qui finançaient les prestations sociales. En 1990, leur part dans le financement des prestations sociales était de 80%.
Depuis, les choses ont bien changé. Une étude récente de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) indique que les ménages financent  de plus en plus eux-mêmes les prestations sociales, notamment par le biais de la CSG.
Actuellement les ménages assurent 40% du financement de la protection sociale, les entreprises en financent 36% et les employeurs publics 24%.
En 1990, les entreprises finançaient 42% de la protection sociale et les ménages 31%.
Quand on regarde en détail, les ménages contribuent surtout au financement de la branche maladie (55% du financement), des risques maternité (50%) et de la branche vieillesse (41%).
Cette évolution montre à quel point le principe de REPARTITION est de moins en moins réel. C'est le modèle du chacun pour soi et de l'assurance privée qui gagne du terrain.
Après être passé dans les esprits (qui, en 2008, ne dit pas qu'il cotise POUR LUI-MEME ???), le "chacun pour soi" est passé dans les comptes, conséquence logique de la politique qui a consisté (et qui atteint son apogée depuis mai 2007) à désigner des boucs émissaires pour expliquer les pertes de l'assurance maladie (et même de la dette publique).
La notion même de nation et de pays est en danger puisque cette logique du chacun pour soi ne prend pas en compte les faibles et notamment les pauvres, alors même que les chiffres montrent que ce qui est leur donné est inférieur à leur poids dans la population !!