En France, on parle et on débat beaucoup des dépenses sociales de l' Etat mais quelles sont-elles exactement ?
Les dépenses du budget de la Sécurité Sociale en 2008 sont :
- maladie : 179 milliards d' euros
- accidents du travail: 11.8 milliards d' euros
- vieillesse: 179.7 milliards d' euros
- famille: 56.8 milliards d' euros
--> donc un total de budget de la Sécu de 422.5 milliards d' euros
Les prestations sociales hors Sécurité Sociale sont:
- assurances maladie complémentaires: 46 milliards d' euros
- retraites complémentaires: allocations Agirc (06): 15.9 milliards d' euros; allocations Arrco (06): 30 milliards d' euros
- fonds de solidarité vieillesse (06): 14.2 milliards d' euros
- fonds des prestations sociales agricoles (06): 16.8 milliards d' euros
- persions personnel de l'état (06): 48 milliards d' euros
- pensions personnel hospitalier et locaux (06): 10.7 milliards d' euros
- assurance chômage (dépenses 06): 27.5 milliards d' euros
Les dépenses sociales du budget de l'état 2008 (hors pensions des fonctionnaires) sont :
- travail et emploi: 12,3 milliards d' euros
- solidarité: 12 milliards d' euros (dont 8.1 pour le handicap)
- logement et ville: 7.2 milliards d' euros
- retraites (transports, marins, mines): 5.1 milliards d' euros
- abciens combattants: 3.4 milliards d' euros
- enseignement, vie étudiante (bourses): 2 milliards d' euros
- sport, jeunesse, vie associative: 0.8 milliards d' euros
- immigration: 0.6 milliards d' euros
- santé: 0.4 milliards d' euros
soit un total de dépenses sociales dans le budget de l'état de 43.6 milliards d' euros
Les dépenses sociales des départements en 2006 (d'après une étude de Dexia) sont de 22.2 milliards d' euros (dont RMI: 5.7, enfants et familles/ 5.1. handicapés: 4.2)
Les dépenses socio-économiques et culturelles du budget de l'état sont:
- aide à l'agriculture: 2.9 milliards d' euros
- aides à l'audio-visuel public: 2.9 milliards d' euros
- culture: 2.8 milliards d' euros
- medias: 0.5 milliards d' euros
Pourquoi toutes ces dépenses ne sont pas optimisées et ne vont pas à ceux qui en ont le plus besoin ?
La réponse sur ce blog et dans le livre "Le Modèle Anti-social français"
Chômage et dépenses publiques:
Depuis 1994, 6 pays européens ont réduit en moyenne de plus de moitié leur taux de chômage. En même temps, ils ont massivement réduit leurs dépenses publiques, passées en moyenne de 57,5 % de leur PIB à 45,9 %.
Il y a un lien de cause à effet entre la baisse des dépenses publiques et celle du chômage.
Tout chef d'entreprise sait bien que, si ses impôts et charges sociales étaient réduits, les résultats de son entreprise seraient meilleurs et sa croissance plus rapide.
« Sans réduction du poids de nos dépenses publiques, nous n'irons pas chercher le point de croissance qui nous manque » a dit Nicolas Sarkozy.
« Si le taux de dépense publique était le même qu'en Allemagne, nous dépenserions 850 milliards », au lieu de nos 1.000 milliards d' euros par an.
Cette baisse de 150 milliards d' euros est un minimum :
l¹Allemagne n' est pas le meilleur exemple de maîtrise des dépenses publiques. L' objectif fixé pour les réductions d' effectifs de fonctionnaires est fort modeste : (ne pas remplacer un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite, en donnant la moitié des économies ainsi réalisées aux fonctionnaires restant).
Comme les salaires des fonctionnaires débutants sont inférieurs de moitié à ceux des partants à la retraite, les économies annuelles ainsi réalisées se limiteront à environ 500 millions d' euros.
.. A ce rythme, il faudra 300 ans pour atteindre les 150 milliards d' économies
Les inégalités entre retraites des salariés du privé et retraites des fonctionnaires provoquent des débats depuis que les gouvernements ont ouvert la boîte de Pandore.
Personne ne propose que seuls les nouveaux fonctionnaires aient un nouveau régime de façon à laisser les acquis des actuels fonctionnaires en place (ce qui aurait pour avantage de répondre à la principale revendication des fonctionnaires qui il est vrai ont un CONTRAT qu'il serait délicat de remettre en cause après coup... même si il a un coût ...).
On pourrait donc commencer ainsi par inscrire à la CNAV (Caisse d'assurance vieillesse) et aux caisses de retraite complémentaires du privé (AGIRC et ARRCO) les NOUVEAUX embauchés dans la fonction publique.
Les cotisations versées à ces caisses privées, par l'état et les employeurs publics, pour le compte de ces nouveaux embauchés, pourraient être calculées comme celles des employeurs privés.
Pendant cette période, les caisses du régime général bénéficieraient de cotisations pour ces nouveaux embauchés sans avoir à verser de pensions.
Quand il fut décidé qu'une partie des retraites des régimes spéciaux (EDF, SNCF, RATP, etc..) serait mis à la charge de la CNAV, des "soultes" ont été versées à la CNAV pour compenser le fait qu'elle verserait des retraites sans avoir reçu de cotisations. Ces soultes sont notoirement insuffisantes car elles ont été calculées dans l'hypothèse où les effectifs de ces sociétés resteraient constants alors qu'ils baissent et doivent baisser de moitié au minimum ..
En inscrivant les nouveaux embauchés de la fonction publique à la CNAV, on compenserait un peu cette différence injuste.
La recherche publique donne-t-elle de la croissance ?
La croissance est due à des activités nouvelles, souvent créées par de nouvelles entreprises. Mais leurs innovations ne sont pas toujours scientifiques. Les entreprises qui ont créé le plus d'emplois dans notre pays apportaient des innovations commerciales, comme Carrefour, Accor ou Sodexho. Les découvertes de nos physiciens prix Nobel n'ont rien apporté à l'industrie française. Les découvertes de recherche fondamentale sont gratuitement à la disposition des chercheurs du monde entier et ne donnent aucun avantage au pays où elles ont été trouvées.
Une mission administrative sur « la valorisation de la recherche » a publié en janvier 2007 le nombre d'emplois générés par les entreprises issues de la recherche publique et créées entre 1999 et 2005 : 344 emplois créés par an !
Les pays de l'OCDE qui se sont développés le plus vite ont tous consacré moins de 1,9 % de leur PIB à la recherche scientifique.
Les deux pays de l'OCDE qui se sont développés le moins vite y ont consacré beaucoup plus : la Suisse 2,9 % de son PIB et le Japon 3,1 %.
Moins un pays consacre à sa recherche et plus son taux de croissance est élevé.
Formation professionnelle : le grand gaspillage
La dépense moyenne de formation est de 781 euros par personne et par an pour les entreprises de plus de de 10 salariés et de 75 euros pour celles de moins de 10salariés ; 20 % des ouvriers y ont accès contre 54 % des cadres.
Pour Pierre Joxe, ancien premier président de la Cour des comptes, « les gaspillages y sont considérables et les fraudes énormes ». Il serait « logique de supprimer l'obligation légale pour le plan de formation » (rapport sénatorial). Au plus tard le 31 décembre 2008 l'AFPA ( l'association de formation des adultes) recevra ses commandes des seuls conseils régionaux.
La période est donc idéale pour supprimer l'obligation inutile de formation faite aux entreprises et le « droit individuel à la formation » et confier aux régions la responsabilité totale de la formation des chômeurs.
On trouve des chômeurs riches en France !
On peut toucher au maximum en France 5.458 euros par mois d' indemnités de chômage.
C' est 2,6 fois plus que le maximum possible dans le pays qui nous suit, l¹Allemagne. Notre pays est le seul où l' on trouve des chômeurs riches ! Ces allocations-chômage particulièrement élevées expliquent que les taux français de cotisations-chômage soient, en pourcentage des salaires bruts, 5 fois plus élevés que ceux des Italiens ou des Anglais.
Par ailleurs, l' UNEDIC n¹a pas de corps de contrôle. D' après le député Dominique Tian, auteur d' un rapport sur les fraudes à l' assurance-chômage, celles-ci s' élèveraient « entre 4 et 8 milliards d¹euros par an »,
soit de 14 à 28 % des indemnités versées.
« Les acheteurs de « Kits Assédic » (attestations fictives de licenciement) présentent pour s'inscrire à l'assurance chômage de faux documents établissant qu'ils ont travaillé pour des sociétés qui en réalité n'ont jamais eu d'activité. Elles ont été immatriculées par des « gérants » au moyen de fausses identités ».
Hôpitaux publics et privés : des chiffres et des comptes méconnus !
Alors qu¹il ne représente que le cinquième des remboursements hospitaliers de la Sécurité sociale, le système hospitalie privé fait plus de la moitié des entrées en chirurgie - 26 % de plus que le système hospitalie public en 2006.
Les tarifs de remboursement par la Sécurité sociale des actes médicaux réalisés par les hôpitaux privés sont en moyenne 40 % moins élevés que es tarifs de remboursement par la Sécurité sociale des actes médicaux réalisés par les hôpitaux publics.
En outre le privé doit verser sur les salaires de son personnel 11 % de charges supplémentaires par rapport à l¹hôpital public.
Comment alors le privé réussit-il à faire des bénéfices alors que la majorité des hôpitaux publics sont en perte, malgré plus de 6 milliards d¹euros par an de subventions ?
« Le cadre administratif actuel est inadapté à une gestion efficace des ressources humaines » des hôpitaux publics ( rapport de la Cour des comptes ).
Et pourtant, la privatisation des hôpitaux est dans notre pays un sujet tabou comme les changemùents de gestion des hôpitaux publics ou la mise à plat des comptes ....
Au delà de toute opinion politique, pourquoi ne pas commencer par examiner ces différences entre hopitaux publics et privés, afin de mieux comprendre la gabegie financière de l'état ?
Les aides à l¹ emploi sont inefficaces
Les aides à l'emploi sont versées à des entreprises qui embauchent des personnes « éloignées de l¹emploi » souvent au lieu d¹en embaucher d¹autres plus capables de remplir l¹emploi offert.
Ces aides sont ainsi des primes à la mauvaise gestion des entreprises : les personnes que l¹ on prive d¹ emploi rendraient de meilleurs services à leurs employeurs. Ceux-ci pourraient se développer plus vite et créer plus d¹emplois.
Ces aides sont finalement plus nuisibles qu¹utiles. Les entreprises qui profitent le plus de ces aides sont pour la plupart des grandes entreprises qui n¹en ont pas besoin. L¹ « effet d¹aubaine » y est maximum : la plupart des entreprises les encaissent sans changer leur comportement.
Ces aides à l'emploi ont bien sûr été décidées par des fonctionnaires et quelques dirigeants de grandes entreprises qui n'ont, jamais de leur vie, étaient dans des contextes où ils auraient eu besoin des emplois concernés par ces aides ... comme souvent en France ..
Le RSA (revenu de solidarité active) accroît le risque de fraudes.
Les aides des collectivités locales aux chômeurs RMIstes sont si variées et mal connues que le calcul du RSA n¹en tient pas compte.
Le RSA ne tient pas compte non plus des diverses augmentations d¹ impôts qu' entraîne la reprise d¹un travail, ni de la perte de la CMU complémentaire.
Le RSA, prévu de 100 à 200 euros par mois, ne compensera donc pas, de très loin, les pertes et charges supplémentaires encourues par celui qui reprend un travail. Pour inciter à reprendre un travail le RSA n¹aura pas plus d¹effet que les primes d¹ « intéressement » actuelles. Le passage du temps partiel au temps plein sera moins rémunérateur qu¹actuellement.
Les caisses d¹allocations familiales n¹auront pas plus de motivation pour le contrôler qu¹elles n¹en ont pour le RMI, qui lui aussi n¹est pas financé par elles. Etant plus élevé que le RMI, et versé à trois ou quatre fois plus de bénéficiaires, le RSA sera encore plus fraudé.
Qu' est-ce qu'un "pauvre" officiellement ?
La définition française du revenu en dessous duquel on est officiellement "pauvre" est de 50% du revenu médian.
Le revenu "médian" est défini lui comme le niveau de revenu tel que la moitié de la population gagne + et l'autre moitié gagne -.
En 2003 (les dernières statistiques vérifiées datent de cette année), le revenu "limite haute" d'un pauvre était de 645 euros par mois.
3.694 millions de gens gagnaient moins que cette somme en France. Ils représentaient selon l'Observatoire National de la Pauvreté 6.3% de la population française.
Ces gens étaient d'ailleurs très en dessous de ce revenu de 645 euros mensuels puisque leur revenu moyen était de 533 euros par mois !
La part des revenus sociaux dans les revenus de ces 6.3% de la population était inférieure à 50%.
Si l'on prend une part de 300 euros, cela fait au total 300 x 12 x 3.694 millions = 13.3 milliards d'euros.
Or, en 2003, les transferts sociaux (hors santé) ont été de 350 milliards d'euros donc la part "attribuée" aux pauvres est de 3.8% du total des transferts sociaux, soit MOINS QUE LEUR % dans la population !
Le modèle anti-social français présenté par son auteur, Alain Mathieu qui parle des constatations qu'il a faites et qui l'ont mené à écrire ce livre.
Le « modèle social » français n'atteint pas son but !
La part des pauvres dans les transferts sociaux est inférieure à leur part dans la population !
Car les dirigeants politiques, qui décident ces transferts, et les fonctionnaires, qui les appliquent, ont tout intérêt à ne pas les réserver aux pauvres.
Ces privilégiés en sont, au premier chef, les bénéficiaires. Truffé de comparaisons avec les meilleurs pays développés, le livre " Le modèle anti-social français" met en lumière des aspects ignorés de notre paysage social et dégonfle quelques baudruches : le revenu de solidarité active, les aides à l emploi, le logement « social », la santé « gratuite », le cinéma d « auteur », les fonctionnaires mal payés, la croissance par la recherche...
Le modèle anti-social français propose aussi des choses constructives pour combattre la pauvreté, le chômage et l'insuffisance de notre niveau de vie.
Le modèle anti-social français a été écrit par Alain Mathieu.
Code ISBN du livre "Le modèle anti-social français" : 978-2-9532205-0-6
Code EAN du livre "Le modèle anti-social français" : 9782953220506
Prix : 9,50 euros
Le livre est disponible auprès de Contribuables Associés 42 rue des Jeûneurs 75002 Paris ou par mail contact@contribuables.org
Le modèle anti-social français est aussi disponible sur amazon à cet endroit.
 La France dépense en crédits publics pour le logement social plus que tous les autres pays européens : à 2,2 % du PIB c¹est deux fois plus que le suivant, la Finlande (1,05 %).
Cependant les HLM ne sont pas des logements pour les pauvres. Les locataires à très bas revenus sont plus nombreux dans le secteur privé: 15 %, contre 12 % dans les HLM, pour les revenus inférieurs à 8.400 euros par an.
« Le processus d¹attribution du logement social est complexe et opaque. Il est géré par le maire, l¹office d¹HLM et le préfet, avec au final, l¹exclusion de ceux qui devraient être les premiers bénéficiaires de ces logements ».
Comme l¹écrit le responsable des études de la fondation Abbé Pierre, « les politiques publiques de logement privilégient les plus aisés au détriment des plus modestes ».
Dans les pays où la puissance publique ne s¹occupe pas du logement, il n¹y a pas plus de crise du logement que de pénurie de voitures.
En prétendant résoudre la crise du logement par la construction de logements locatifs sociaux, et en organisant la pénurie de terrains à construire, l¹intervention de l¹Etat profite en réalité aux propriétaires et nuit aux familles modestes.
Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, la France n’a pas encore fait sa mue, consistant en une réduction drastique des prélèvements obligatoires pour redynamiser son économie.
Disqualifié par tous les pays développés, le système de la redistribution des richesses par l’Etat continue de sévir en France. Il y a atteint le paroxysme de l’absurdité, comme le démontre Alain Mathieu dans son livre.
L’Etat est censé redistribuer de deux façons : par les prélèvements obligatoires - les impôts et les cotisations sociales - en prélevant davantage sur les riches que sur les pauvres, et par des allocations, versées de préférence aux pauvres.
Alain Mathieu révèle que ni les prélèvements obligatoires ni les allocations ne sont, en France, réellement redistributifs. Depuis des années, les dépenses sociales augmentent sans cesse - la France leur consacre actuellement environ 30 % de sa production (PIB) - sans que la pauvreté diminue.
Qu’est-ce qu’un pauvre ?
Selon l’Observatoire national de la pauvreté, celui dont les revenus sont inférieurs à la moitié du revenu médian.
Les pauvres constituent 6,3 % de la population. La moitié environ de leurs revenus proviennent des transferts sociaux. « On peut ainsi calculer, explique Alain Mathieu, que les allocations versées à ces 6,3 % de la population sont inférieures à 3,8 % du total des transferts sociaux. Autrement dit, la part des pauvres dans les transferts sociaux est nettement inférieure à leur part dans la population ! »
En outre, les prélèvements obligatoires frappent davantage les pauvres - en proportion de leurs revenus - que les autres. Excepté 13% des Français payant des montants importants d’impôt sur le revenu et, pour certains d’entre eux, l’ISF.
La France est malade de sa redistribution, due à la l’hypertrophie d’un Etat se mêlant de tout, comme dans les régimes totalitaires. Le pays ploie sous le nombre des fonctionnaires, qui collectionnent les privilèges : salaires et retraites élevés, horaires de travail légers, avantages annexes, irresponsabilité, immobilité, connivence élus-syndicats-fonctionnaires, refus du contrôle des dépenses…
Alain Mathieu souligne que réduire la pauvreté, ce n’est pas réduire les inégalités économiques, sources de dynamisme. « Le but n’est pas d’appauvrir les riches, mais d’enrichir les pauvres. », dit-il. Il s’agit de diminuer le chômage en diminuant la dépense publique. La redistribution par l’Etat est un mythe qui gonfle les effectifs des fonctionnaires et la dépense publique, pousse à la fraude, augmente le chômage, et ne diminue pas la pauvreté.

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