Articles de la catégorie : mai 2008

Modèle anti-social français : préambule

le modele antisocial francais par alain mathieu Alain Mathieudans son dernier livre, le modèle anti-social français, explique les causes, les conséquences de ce modèle pour notre société.
Un extrait du livre :
Notre Observatoire national de la pauvreté définit le pauvre : celui dont les revenus sont inférieurs à la moitié du revenu médian. Dans son dernier rapport, il estime le nombre des pauvres en France à 6,3 % de la population. Il estime aussi que la moitié environ de leurs revenus proviennent des transferts sociaux. On peut ainsi calculer que les allocations versées à ces 6,3 % de la population sont inférieures à 3,8 % du total. Autrement dit, la part des pauvres dans les transferts sociaux est nettement inférieure à leur part dans la population ! 

Comment est-ce possible ?

L’Etat devrait redistribuer de deux façons : par les prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales), en  prélevant davantage sur les riches que sur les pauvres, et par des allocations, versées de préférence aux pauvres. " mais ...  (la suite dans le livre ou sur ce blog )

Alain Mathieu, traqueur de gaspillages privés et publics

Le fil rouge de la vie professionnelle d’Alain Mathieu ? La lutte contre les gaspillages. Dans le secteur privé comme dans le domaine public. 

Ancien élève de l´Ecole polytechnique (1957), diplômé de l´Institut d´études politiques de Paris et de l´Ecole nationale de la statistique, docteur ès sciences économiques, Alain Mathieu commence sa carrière en 1964, à la Direction de la Prévision du Ministère des Finances.

Il y réalise différentes études à l’attention du ministre, un certain Valéry Giscard d’Estaing.

Après quelques années à la tête de Procrédit, organisme qui finance les investissements de PME, le voila, en 1972, directeur financier du Bon Marché. L’entreprise est au bord de la faillite. Malgré l’opposition résolue des syndicats, il la redressera en quelques années, réduisant les effectifs, coupant les activités non rentables, optimisant l’utilisation des surfaces de vente.

Il en a été nommé directeur général en 1973. Il appliquera les mêmes méthodes à Conforama, dont il est nommé président en 1976, et obtiendra les mêmes résultats. « Quand je suis arrivé à la tête de Conforama, raconte-t-il, j’ai très vite constaté que les magasins, à chiffre d’affaires égal, avaient des effectifs très inégaux. Il a fallu que ceux qui avaient trop de personnel s’adaptent. Ce sont les vertus du ‘‘benchmarking’’, qui peut s’appliquer dans les administrations comme dans le secteur privé ! ». Puis il s’envole vers New York où il préside la société Korvette’s, cinquante grands magasins, employant 10 000 personnes, sur la Côte Est.

De retour en France, il crée en 1981 la société Sonorma, qui reprend un fabricant de meubles pour les particuliers, en dépôt de bilan. Il le réorganisera de fond en comble, en le réorientant notamment vers le matériel de bureau, et en fera, là encore, une entreprise rentable. Lorsqu’il s’en sépare, en 1998, l’entreprise compte 300 personnes, alors qu’elle en avait 180 quand il en avait pris les rênes. « Lutter contre les gaspillages, traquer les dépenses inutiles, ce n’est pas une fin en soi, commente-t-il. Le but, c’est de libérer les énergies, de façon que l’entreprise prospère et se développe, à la satisfaction de tous, les clients d’abord, puis le personnel et les actionnaires ».

C’est cette philosophie que depuis 1998, Alain Mathieu veut appliquer à la sphère publique. En France, sur ce point, le travail ne manque pas ! Tombant un jour sur un livre de Bernard Zimmern, président de l’Ifrap, il prend contact avec lui et lui propose ses services. Accord conclu. Il fera pour l’Ifrap – dont il devient rapidement vice-président - une bonne dizaine d’études sur les sujets les plus variés, des aides publiques au cinéma au placement des enfants par la justice, en passant par les privilèges de la Banque de France ou du CNRS.

Gestionnaire avisé, redresseur d’entreprises, auteur de monographies sur les gaspillages de l’Etat : un tel parcours ne pouvait qu’intéresser une association comme Contribuables Associés. Il en deviendra président le 1er janvier 2005. Il est, depuis, sur tous les fronts, publiant des articles au Cri du contribuable, participant aux réunions de travail à l’Assemblée nationale sur les sujets sensibles, préparant des propositions de loi avec les députés, portant des pétitions à Matignon et à l’Elysée, défendant les positions de l’association sur les plateaux de télévision. « Un travail passionnant, conclut-il, d’autant plus que l’équipe est formidable et l’ambiance de travail excellente ».